➡️ LES ACTIVITES DU CFJT

✅ – samedi 20 novembre à 9h00 : Office de chabbat au Château Zalthabar, 48 rue de Villiers, Neuilly/Levallois : Le machlim, le maftir, et le kiddouch sont libres et peuvent être réservés. Nous vous y attendons nombreux dans un cadre féérique.

✅ – dimanche 21 novembre à 19h00 (Heure de Paris) :
«  Le judaïsme en Tunisie : mythes et réalités. Gabès, la fondatrice d’après les sources rabbiniques », Conférence Rav Gabriel Seroussi, rabbin à la synagogue Yismah Moshe (Netanya), ancien elève de la yeshiva Kissé Rahamim

Lien zoom : https://us02web.zoom.us/j/85716228671?pwd=dzlrN3MycFZ1TGVCSDEyYUNZcmo1dz09
ID de réunion : 857 1622 8671
Code secret : 546758

dimanche 5 décembre à 10h45 : commémoration de la rafle des juifs de Tunis par les S.S. à la synagogue de la Victoire, 44 rue de la Victoire, Paris 9ème : On oublie souvent que la Tunisie a été occupée en 1942-1943 par les forces de l’Axe et que les Juifs de ce pays ont aussi connu des persécutions, des rafles, des camps de travail et à l’extrême-fin des déportations.

Sous l’autorité du Colonel S.S. Walter Rauff, l’inventeur des camions à gaz (chambres à gaz mobiles utilisées sur le front de l’Est), les nazis ont en effet persécuté la population juive de Tunisie de novembre 1942 à la libération de Tunis par les Forces alliées, le 8 mai 1943.

Cette cérémonie organisée par le Centre français du judaïsme tunisien avec différentes institutions sera placée sous la présidence spirituelle de Monsieur Michel Gugenheim Grand Rabbin de Paris, et en présence de Monsieur Haïm Bittan Grand Rabbin de Tunisie.

Nous devons répondre présent au moins une fois par an pour dire un kaddich pour ceux qui sont morts sans sépulture parce que juifs.

Nous devons répondre présent pour monter que les juifs originaires de Tunisie qui savent remplir une salle de concert et faire la fête, savent également se mobiliser pour remplir une synagogue de 2.000 places pour obéir à l’impératif biblique : « ZAKHOR! » .

➡️ UNE NOUVELLE ACQUISITION

POUR LA BIBLIOTHEQUE DU JUDAÏSME TUNISIEN

De nouveaux écrits de Rebbi Eliahou TAÏEB (zal)

Le 15 mai 2020, nous avions acquis aux enchères des commentaires manuscrits inédits de rebbi Eliahou Taïeb écrits en marge d’un ouvrage, ainsi qu’un responsum qu’il a écrit, répondant à une demande relative à l’obligation, ou non, d’une jeune fille d’indemniser son fiancé lorsqu’elle prend la décision de rompre ses fiançailles.

Ce 15 novembre 2021, nous avons acquis aux enchère une brochure imprimée à Jérusalem sans page de titre, contenant un responsum halakhique extrêmement rare de Rebbi Eliahou Taïeb.

Sa réponse halakhique commence en ces termes :  » On m’a demandé de donner mon avis sur la question de l’acte de donation offert par feu Rebbi Yehouda Haddad, habitant de la ville de Nabeul, à sa nièce…« .
[Tunis, 1923] Aux pages 12-16 figure une copie du texte de l’acte de donation autour duquel tournait la discussion
16 pages. Imprimé sans page de titre.

Ainsi que nous l’avions évoqué en mai 2020, toute acquisition d’écrits de ce rabbin est intéressante car rebbi Eliahou Taïeb était un très grand talmid ‘hakham.

Nous vous redonnons donc les renseignements figurant dans notre précedent message du mois de mai 2020.

Ainsi que nous l’a rapporté le Rav Moshé Didi, qui l’a appris lors de ses études à la Yeshiva de Kissé Ra’hamim, rebbi matslia’h mazouz (zal) faisait beaucoup d’éloges sur la grandeur et les connaissances en Torah de rebbi Eliahou Taïeb.
Rebbi Eliahou Taïeb était le fils de rebbi David Taieb. Il est né à Tunis 31 décembre 1865 (selon Rav Mazouz il serait né en 1860), et est décédé le 1er février 1934. Il était marié à Daya ou Dia, soeur de Nissim Nataf, et eu une fille unique mariée à un bijoutier du nom de Massoud Pariente. Rebbi Eliahou Taïeb exerçait la profession de rabbin et de savonnier. Il a été membre du Conseil de la Communauté Israélite de Tunis (1922-1926 ; 1926-1930), membre du Comité directeur de l’école Or Thora (1923-1934) et Vice-président d’Agoudat Sion. Il fut elevé au grade d’Officier du Nichan Iftikhar (décoration beylicale).
Il était l’un des plus grands érudits de Tunisie à l’époque du Grand-Rabbin Israel Zeitoun z’al(décédé en 1921) et du Grand-Rabbin Moché Sitruk z’al (décédé en 1928). Il était membre du comité des rabbins tunisiens.

Deux anecdotes à son propos :
1) Lorsque rebbi Matslia’h Mazouz est arrivé à Tunis de Djerba en 1930 à l’âge de 18 ans pour enseigner à la Yeshiva ‘Hevrat Limoud Hatalmoud, il voulut rencontrer les grands érudits de Tunis qui étaient extrêmement renommés.
Il se renseigna et demanda qui il pouvait rencontrer ? On lui conseilla d’aller voir rebbi Eliahou Taïeb qui était assez âgé et très malade. Rebbi Matslia’h Mazouz s’est dit qu’en allant le voir il s’acquitterait également de la mitsva de rendre visite à une personne souffrante. Lorsqu’il se présenta à lui, il lui indiqua venir de Djerba pour enseigner la Torah à la Yeshiva.
Rebbi Eliahou Taïeb lui rétorqua qu’il ne pouvait enseigner la Torah à Tunis, qui était la ville
des Ra’hamim. Il le mit alors à l’épreuve et lui montra un passage du « Beit Yossef » en couvrant de sa main une annotation manuscrite écrite de sa main en marge de l’ouvrage, le priant de lui expliquer ce passage. Rebbi Matslia’h Mazouz répliqua qu’il le lançait en plein milieu, le priant de lui laisser la possibilité d’étudier ce texte à tête reposée depuis le début avant de pouvoir lui répondre. Rebbi Eliahou Taïeb lui dit alors qu’il ne savait pas étudier.

Rebbi Matslia’h Mazouz fut très étonné, car comment pouvait-il lui demander de comprendre après un simple coup d’œil de quoi il s’agissait, sans lire le début. Il ne retourna jamais chez lui, mais ne cessait de louer la grandeur et les connaissances de rebbi Eliahou Taïeb.

2) Une deuxième anecdote : Le rav Mazouz racontait à ses élèves de Yeshiva que les élèves du sud tunisien venaient à Tunis pour passer l’examen de cho’het. Ils passaient l’examen chez rebbi Eliahou Taïeb à la demande du Grand-Rabbin Israel Zeitoun z’al et du Grand-Rabbin Moché Sitruk z’al. Rebbi Eliahou Taïeb avait la réputation d’être très pointilleux et les élèves ne dormaient pas la veille de l’examen de peur de ne pas
réussir. Il était d’usage de dire qu’on pouvait se fier les yeux fermés à l’abattage pratiqué par quelqu’un qui avait passé et réussi l’examen de Cho’het auprès de rebbi Eliahou Taïeb.

Un élève avait passé l’examen avec succès chez rebbi Eliahou Taïeb, et ce dernier voulu vérifier si cet étudiant etait talmid ‘hakham ou un simple élève qui avait appris par cœur les lois de la ch’hita (à Tunis il y avait un décret rabbinique de n’accorder le diplôme de cho’het qu’à quelqu’un qui était talmid ‘hakham).

Rebbi Eliahou Taïeb montra à cet élève un commentaire de Rachi sur le ‘houmach et lui demanda d’expliquer ce qui incitait Rachi à expliquer le verset de cette façon. L’élève lui donna son explication.

Rebbi Eliahou Taïeb a apprécié l’explication de cet élève et lui dit que même s’il s’agissait d’une belle explication, l’auteur du sifté ‘Hakhamim en avait donné une autre. L’élève jeta un coup d’œil sur le commentaire du sifté ‘Hakhamim (étude populaire relative au commentaire de Rachi sur le Pentateuque, menée par Rebbi Chabtaï Bass, 1641-1718, rabbin polonais qui résida à Prague et Amsterdam) et répondit qu’il n’était pas d’accord, que l’auteur avait commis une erreur en « embrouillant » les choses, s’en tenant à sa propre explication.
Rebbi Eliahou Taïeb l’a alors traité d’insolent, en lui disant qu’il avait le droit de ne pas être d’accord, mais qu’il fallait toujours parler avec respect. Et il décida…de ne pas lui accorder son diplôme de cho’het.

La Yeshiva Kissé Rahamim a édité le livre « Zekher Eliahou » de Rebbi Eliahou Taïeb, mais le responsum que nous venons d’acquérir ne s’y trouve pas.
Merci de votre soutien sans faille, car tout ceci ne serait pas possible sans vous.


➡️ LES ACTIVITES DE NOS AMIS

✅ – jeudi 18 novembre à 18h00 : Mairie du 16ème, 71 av. Henri Martin : Nous vous signalons la conférence organisée par notre amie Babeth Zweibaum « Français juifs ou Juifs français. Liberté et courage » avec Richard Tossin, Manuel Valls et Franz-Olivier Giesbert. Réservations ☎️ 07.83.68.36.25

✅ – dimanche 21 novembre : Les hanoukiot de la Tsedaka FSJU. Exposition 14h, vente aux enchères 18h00 animée par Charlotte Rosier et Michel Boujenah. Inscriptions auprès de Pénina au ☎️06.03.57.51.25. Soyons solidaires et participons à l’Appel national pour la Tsedaka.

Peut être une image de texte qui dit ’CLAUDINE DRAI MYRIAM SITBON 16 VENTE ORGANISÉE PAR LE FSJU Comité Beaux-Arts Un événement au profit de Appel national pour la tsédaka LES HANOUKIOT DE LA TSÉDAKA FSJU La vente des cuvres aura lieu dimanche 21 novembre, Paris 16e Animé par Charlotte Rosier & Michel Boujenah En présence du Grand rabbin de France, Monsieur Haïm Korsia PASS SANITAIRE OBLIGATOIRE TisCro RAKEL AJNBERG 7 PATRICK RUBINSTEIN 23’

Categories: Événements

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