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  1. Horaires de chabbat
  2. Le Flash Paracha d’Aryé BELLITY
  3. Le programme de nos cours hebdomadaires avec le Rabbin Yossef OBADIA
  4. Jeudi soir : fête des garçons
  5. Dimanche matin : cours de talmud torah dans notre « keuteb » à la tunisienne
  6. Lien de règlement en ligne de vos promesses de dons (CERFA téléchargeable)
  7. Privatisation de nos espaces pour vos évènements familiaux
  8. Faites partie des Bâtisseurs du CFJT
  • 1. Horaires de chabbat

2. Le Flash Paracha d’Aryé BELLITY

YITRO – LA FORCE D’UNE MAMAN

Lé’ilouy Nichmat mori vé-rabbi rebbi Meir Nissim ben Khamssana Mazouz zal & mor zékéni rebbi Shemouel ben Renée Bacca Allouche zal

וּמֹשֶׁה עָלָה אֶל הָאֱלֹהִים וַיִּקְרָא אֵלָיו ה׳ מִן הָהָר לֵאמֹר כֹּה תֹאמַר לְבֵית יַעֲקֹב וְתַגֵּיד לִבְנֵי יִשְׂרָאֵל. (שמות יט, ג)

« Moché monta vers Dieu, et le Seigneur l’appela du haut de la montagne en disant : Ainsi tu parleras à la maison de Ya’aqov et tu diras aux fils d’Israël. » (Exode 19, 3)

Lorsque les Hébreux arrivèrent au Mont Sinaï, Moché gravit la montagne et reçut de Dieu la mission suivante : transmettre Son message à tout le peuple d’Israël, afin de préparer chacun à la révélation de la Thora et à l’Alliance divine.

Nos Sages dans la Mékhilta expliquent que Dieu demanda à Moché d’adresser ce message avec douceur aux femmes et plus fermement aux hommes. C’est le sens du verset :

  • Ainsi tu parleras à la maison de Ya’aqov – il s’agit des femmes.
  • Et tu diras aux fils d’Israël – il s’agit des hommes.

Toutefois, outre la forme nuancée du message, il est à noter que les femmes furent prioritaires dans la transmission divine.

À ce propos, le Midrash se questionne : pourquoi Dieu s’adressa-t-Il d’abord aux femmes ? Les Sages répondent : parce qu’elles se hâtent plus que les hommes à accomplir les commandements et sont appelées à guider leurs enfants sur le chemin de la Thora (Chémote Rabba 28, 2).

Ainsi, la responsabilité de la femme dans l’éducation spirituelle des enfants est si essentielle que Dieu lui confie Son message en premier.

À la lumière de ce message, dans son œuvre WaYizr’a Yiṣḥaq, rebbi Yiṣḥaq Taieb[1] z”l, propose une interprétation du verset des Proverbes (11, 16) : « אֵשֶׁת חֵן תִּתְמֹךְ כָּבוֹד, וְעָרִיצִים יִתְמְכוּ עֹשֶׁר – Une femme pleine de grâce obtient l’honneur, et les hommes violents obtiennent la richesse. »

Le terme כָּבוֹד – l’honneur, désigne ici la Thora, comme il est dit : « Les sages héritent de la gloire (כָּבוֹד), mais les insensés ne récoltent que le déshonneur » (Proverbes 3, 35 ; voir Chémote Rabba 38, 5).

Quant au terme תִּתְמֹךְ, il exprime l’idée du soutien actif, comme il est dit : « Elle est un arbre de vie pour ceux qui la saisissent, et ceux qui la soutiennent (וְתֹמְכֶיהָ) fermement sont heureux » (Proverbes 3, 18).

Selon cette lecture, le verset célèbre la femme vertueuse, qui soutient la Thora par son dévouement à l’éducation spirituelle de ses enfants. La mère juive, fidèle à cette mission, joue un rôle déterminant dans la transmission de la Thora.

Rebbi Yiṣḥaq souligne encore que les lettres finales des mots « אֵשֶׁת חֵן תִּתְמֹךְ » peuvent être lues comme l’acronyme de תנ״ך – תּוֹרָה, נְבִיאִים, כְּתוּבִים, symbolisant la Thora dans son ensemble.

La mère juive ne donne pas seulement la vie : elle façonne l’existence spirituelle de l’enfant et influence la transmission de la Thora aux générations futures. Semblable à l’eau, invisible mais vitale pour la croissance de l’arbre, ainsi l’amour et la sagesse d’une mère irriguent silencieusement l’âme de l’enfant. La grandeur d’un sage dans le domaine de la Thora reflète souvent la grandeur de sa mère ; son rôle, discret mais puissant, demeure éternel.

Si derrière chaque grand homme se cache une grande femme, alors derrière chaque maitre de la Thora se cache une mère dévouée.

Alors que l’illustre rebbi Maṣliyaḥ Mazouz z”l, était encore enfant, la Première Guerre mondiale éclata et apporta dans son sillage pauvreté et détresse. Son père, rebbi Raphaël, se retrouva face à une impasse. Sa situation économique était des plus précaires et, contraint par les circonstances, il dut quitter l’île de Djerba et se rendre avec sa famille à Tunis, à la recherche d’un moyen de subsistance.

La marchandise que rebbi Raphaël avait emportée avec lui fut achetée à prix élevé en raison de la conjoncture, et la réussite lui sourit. Chaque jour, il rentrait chez lui les poches pleines de pièces d’or gagnées par son travail.

Dans la ville de L’Ariana, une banlieue située près de la capitale Tunis — alors lieu de villégiature et de détente, à l’air pur et vivifiant — la famille Mazouz choisit d’établir sa nouvelle demeure. Ils louèrent un appartement spacieux et agréable, entouré d’un jardin fleuri et d’arbres verdoyants. Ils disposaient même de l’électricité, luxe rare à l’époque, réservé aux plus fortunés, dans ce village paisible.

La vie à L’Ariana, baignée de verdure et d’une atmosphère rurale sereine, était douce et tranquille. Sur le plan matériel, rien ne manquait et tout se déroulait harmonieusement. Le travail de rebbi Raphaël assurait un revenu confortable, et la famille vivait dans l’abondance et le bonheur. Toute famille aurait rêvé d’une telle existence.

Jusqu’à cette nuit-là…

C’était un jeudi soir. rebbi Raphaël rentra de la boutique à son domicile. Il ne se doutait pas qu’en cette soirée calme allait se produire dans sa vie un bouleversement profond et inattendu. Fatigué mais heureux, il se hâta de rejoindre sa maison accueillante, prêt, comme chaque jour, à étudier avec son fils — une étude qu’il ne manquait jamais.

Dès qu’il ouvrit la porte, son regard se posa sur son épouse, Raḥel, assise dans un coin, le visage triste et abattu. Depuis quelques jours déjà, il avait remarqué que son visage n’était plus le même. Il était évident que quelque chose pesait sur son cœur. À plusieurs reprises, il avait tenté avec délicatesse de comprendre ce qui la tourmentait, mais elle s’était murée dans le silence, les larmes coulant sur ses joues.

Cette fois-ci, il décida de la faire parler, quoi qu’il en coûte. Après de longues insistances, elle accepta enfin d’ouvrir son cœur :

« Tu sais que notre fils Maṣliyaḥ est doté d’une grande intelligence, mais le niveau d’enseignement dispensé ici ne correspond absolument pas à ses capacités. Au lieu de progresser selon son potentiel, il reste bloqué à un niveau inférieur. »

Un voile de tristesse couvrant ses yeux doux, elle ajouta :

« Quand je vois cette fleur exceptionnelle, capable de grandir et de s’épanouir, se faner au lieu de fleurir, j’en souffre. Mon cœur, le cœur d’une mère aimante et responsable, ne peut rester en paix face à un fils unique que Dieu m’a confié afin de l’élever dans la Thora ! »

Rebbi Raphaël réfléchit un instant et répondit calmement :

« Tu as raison. Moi aussi, ces faits me font souffrir, mais que puis-je faire de plus ? Je fais tout ce qui est en mon pouvoir. Tu vois bien que chaque soir, malgré la fatigue, je m’efforce de lui enseigner la Thora et de le faire progresser. Je lui consacre chaque jour deux heures entières afin de lui enseigner la Guemara, page après page. Que puis-je faire d’autre ? »

Raḥel inspira profondément. Elle savait bien que la proposition qu’elle s’apprêtait à formuler exigeait audace et force d’âme. Mais son inquiétude pour l’avenir spirituel et intellectuel de son fils ne lui laissait aucun répit. Elle pesa ses mots et dit :

« Je sais que le sacrifice que je vais te demander est extrêmement difficile. Je suis consciente que la tâche ne sera pas facile. Malgré tout, je t’en supplie : prenons un tournant dans notre vie. »

Rebbi Raphaël ne comprenait pas encore de quoi il s’agissait, ni quelle proposition elle s’apprêtait à lui faire et la phrase qu’elle prononça ensuite, il ne l’avait absolument pas envisagée :

« Retournons à Djerba, notre ville natale, une ville remplie de sages et d’érudits. Là-bas, notre fils s’élèvera dans l’étude de la Thora, et nous aurons le mérite de le voir devenir un grand d’Israël », conclut la mère.

Rebbi Raphaël fut stupéfait par cette demande. Avait-elle bien réfléchi avant de la formuler ? Mesurait-elle les implications et les conséquences d’une telle décision ? Elle connaissait pourtant la situation économique difficile de Djerba…

« As-tu oublié pourquoi nous avons quitté Djerba ?! » tenta-t-il de lui rappeler.

« Là-bas, nous ne pourrons pas vivre comme ici ! Tu sais bien que nous devrons nous contenter de pain sec et d’eau rationnée… Et que ferons-nous de notre commerce de tissus, si prospère ?! »

Mais cette mère juste et vertueuse ne renonça pas. Elle prononça une phrase qui reflétait toute sa grandeur et sa force spirituelle, celles d’une mère d’Israël désireuse de l’élévation de son fils :

« Notre commerce ne nous accompagnera pas dans le monde futur ! Je préfère vivre dans une maison étroite et sombre, dans la privation et la détresse, pourvu que mon fils s’élève dans la Thora ! »

Au plus profond du cœur de rebbi Raphaël se livra alors un combat titanesque, dont l’issue déterminerait l’avenir de l’enfant — pour le meilleur ou pour le pire. La matérialité et la spiritualité s’affrontaient avec force : la considération économique contre l’élévation spirituelle du jeune garçon.

C’est la spiritualité qui l’emporta finalement dans ce combat sans bruit.

La décision fut prise d’un commun accord et Rebbi Raphaël et son épouse renoncèrent à leur richesse, à leur argent ainsi qu’à leur avenir matériel pour un objectif unique et sacré : la progression de leur fils dans les voies de la Thora.

Ils retournèrent à Djerba, et durant neuf années, rebbi Raphaël travailla à Tunis pour subvenir aux besoins de sa famille, ne se rendant à Djerba qu’une fois tous les six mois, afin de passer les fêtes auprès des siens.

De parents animés d’un tel dévouement à la Thora, il n’est pas étonnant qu’ait grandi un fils qui illumina le peuple d’Israël de la lumière précieuse de son enseignement.

Quarante ans plus tard, au mois d’Adar 5724 (1964), lorsque rebbi Maṣliyaḥ prononça l’éloge funèbre de sa mère, il déclara sans détour :

« Ce qui est à moi et ce qui est à vous — tout est à elle ! » (Histoire tirée du livre Patich HéḤazaq vol 1 page 175)

Aujourd’hui encore, grâce au mérite de cette maman, la Yéshiva ‘Kissé Raḥamim Séfarade’ fondée par rebbi Maṣliyaḥ Mazouz, continue de briller grâce à ses milliers d’élèves et à sa Thora diffusée partout dans le monde. 

Aryé Bellity

PS : Après avoir tenté à plusieurs reprises de citer notre maître rebbi Yiṣḥaq Taieb z”l dans le cadre des commentaires sur la Paracha que j’envoie chaque semaine, j’y suis finalement parvenu b”h cette semaine. Et c’est en rédigeant sa biographie que j’ai compris pourquoi…

Sa date de décès étant longtemps restée méconnue, on a découvert récemment que rebbi Yiṣḥaq Taieb z”l avait quitté ce monde le vendredi soir, à l’entrée de Chabbat Yitro, le 20 Chevat 5590 (13 février 1830).

Or, ce Chabbat Yitro, nous serons précisément le 20 Chevat… 196 ans après: même jour, même date.

Que son mérite nous protège.


[1] Rebbi Yiṣḥaq Taieb (1753-1830), géant de la Thora, il figure parmi les plus illustres rabbins tunisois. Fils de rebbi Binyamin Taieb, il est parfois confondu avec son parent et homonyme, le saint rebbi Yiṣḥaq Ḥaï Taieb Lo Met.Élève éminent de rebbi Yossef Zarka, tout comme rebbi Yéhouda Nadjar, rebbi Yiṣḥaq se distingue très tôt par la profondeur de son étude et l’étendue de son savoir. Dès 1803, il compte parmi les juges du tribunal rabbinique de Tunis. À la suite du décès de rebbi Dawid Ḥizqiya Guez en 1818, il est appelé à lui succéder comme chef du tribunal rabbinique, fonction assortie du titre de grand rabbin de Tunisie. Il exercera cette charge jusqu’à sa disparition. La mort prématurée de son fils, rebbi Yossef Taieb, l’affecta profondément. rebbi Yiṣḥaq s’éteignit le Chabbat Yitro, 20 Chevat 5590 (13 février 1830), laissant derrière lui son second fils, rebbi Moché Taieb. Il fut d’abord inhumé dans l’ancien cimetière juif de Tunis. Lors de la désaffectation de ce lieu, sa sépulture fut transférée au cimetière du Borgel. Réputé pour la rigueur et la profondeur de ses analyses, il demeure jusqu’à aujourd’hui une référence majeure en matière de décision halakhique. Son œuvre principale, ‘Erekh HaShoulḥan (six volumes), fut rédigée à la suite d’un vœu formulé lors d’une grave maladie. Il est également l’auteur de WaYizr’a Yiṣḥaq, Ḥouqat HaPéssaḥ, Wawé Ha’Amoudim (deux volumes) et du Sefer HaZikarôn.

3. Le programme de nos cours hebdomadaires avec le Rabbin Yossef OBADIA

Lundi soir : cours pour femmes – « la place de la femme juive dans son foyer« 

Mardi soir: cours pour hommes – « la Tefila (lois et éthique)« 

Mercredi soir : cours pour homme – « les lois du moment (fêtes juives et autres événements)« 

Jeudi soir : cours pour jeunes (bacheliers universitaires) – « les lois du Chabat »

A chaque cours, une allusion à la Paracha avec Rachi selon la méthode de l’Iyoun Tounsi

4. Jeudi soir : fête des garçons

5. Dimanche matin : cours de talmud torah dans notre « keuteb » à la tunisienne

6. Lien de règlement en ligne de vos promesses de dons (CERFA téléchargeable)

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7. Privatisation de nos espaces pour vos évènements familiaux

8. Faites partie des Bâtisseurs du CFJT

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