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  1. Horaires de chabbat
  2. Le Flash Paracha d’Aryé BELLITY
  3. Dimanche matin : cours de talmud torah dans notre « keuteb » à la tunisienne
  4. Veille de Roch ‘Hodech et Roch ‘Hodech Chevat
  5. Lien de règlement en ligne de vos promesses de dons (CERFA téléchargeable)
  6. Privatisation de nos espaces pour vos évènements familiaux
  7. Dimanche 25 janvier – 20 H en partenariat avec Torah Box : Conférence du Rav Eliahou UZAN
  8. Mardi 27 janvier – 18 H 30 : conférence de la SHJT sur « L’Affaire Dreyfus vue de Tunisie« 

1. Horaires de chabbat

2. Le Flash Paracha d’Aryé Bellity

WAÉRA – UNE NOBLE CHARITÉ

Lé’ilouy Nichmat mori vé-rabbi rebbi Meir Nissim ben Khamssana Mazouz zal & mor zékéni rebbi Shemouel ben Renée Bacca Allouche zal

הַיָּרֵא אֶת דְּבַר ה׳ מֵעַבְדֵי פַּרְעֹה הֵנִיס אֶת עֲבָדָיו וְאֶת מִקְנֵהוּ אֶל הַבָּתִּים. (שמות ט, כ)

«Ceux des serviteurs de Pharaon qui révéraient la parole de Dieu mirent à couvert leurs gens et leur bétail dans leurs maisons. » (Exode 9, 20)

Il est des puissances secrètes que l’œil ne perçoit pas, mais que la tradition murmure depuis des siècles. Ainsi en est-il de la ṣédaqa, l’aumône.

Offerte avec un cœur ouvert, elle est capable d’effacer la faute, comme il est dit : « וַחֲטָאָךְ בְּצִדְקָה פְרֻק — Rachète tes péchés par la charité » (Daniel 4, 24). Octroyée avec générosité, elle permet d’écarter les décrets les plus sombres, ainsi qu’il est dit : « וּצְדָקָה תַּצִּיל מִמָּוֶת — la charité sauve de la mort » (Proverbes 10, 2).

Pourtant, si chaque bienfait bénéficie à l’âme, il est une bienfaisance plus puissante que toutes : celle qui soutient ceux qui consacrent leurs jours et leurs nuits à la Thora. Nos Sages enseignent (Kohélèt Rabba 11, 1) : « si l’on désire vraiment accomplir une charité de manière la plus parfaite, il faut la diriger en priorité vers ceux qui s’efforcent d’étudier la Thora. » La charité, sous sa forme la plus noble, doit être dirigée vers ceux qui étudient, car ils irriguent le monde entier de leur labeur silencieux. Soutenir leurs efforts, c’est nourrir la racine même de la vie spirituelle.

Dans son œuvre en WaḤessed, rebbi Ḥayim Ḥizqiya Ḥouri[1] z”l, aperçoit cette idée cachée dans le verset : « Ceux des serviteurs de Pharaon qui révéraient la parole du Seigneur mirent à couvert leurs gens et leur bétail dans leurs maisons. ».

Selon son interprétation, le texte parle d’abord de דְּבַר ה׳ – la parole de Dieu en son aspect de rigueur. Puis il mentionne les « serviteurs de Pharaon » — Pharaon, image du mauvais penchant, ce tyran intérieur qui nous enchaîne. Son nom en hébreu – פַּרְעֹה – renferme d’ailleurs les mots פֶּה רַע — la mauvaise bouche — celle qui séduit, qui pousse à la faute, qui accuse l’homme devant le ciel et cherche sa chute. Autrement dit, celui qui faute et succombe à ce Pharaon intime, éveille contre lui la sévérité du Ciel.

Toutefois, le verset indique un chemin de retour à l’égaré : « il fit rentrer ses serviteurs et son bétail dans les maisons » — ses biens, sa force matérielle, placés non plus au service de l’ego ou du désordre, mais portés dans les maisons d’étude, pour nourrir la Thora et ceux qui la font vivre.

Ainsi, la ṣédaqa consacrée à l’étude de la Thora apaise l’accusation, fait taire la mauvaise bouche, et tisse autour de l’homme un manteau de protection.

Malheureusement, certains considèrent les érudits de Thora comme des parasites, improductifs au sein de la société, n’apportant rien au monde matériel. Ce message rappelle leur rôle essentiel dans l’équilibre universel, leur poids et leur capacité à transformer la réalité. Soutenir la Thora, c’est un viatique pour la vie, un remède pour l’âme — parfois même pour le corps, ainsi qu’il est dit : « עֵץ חַיִּים הִיא לַמַּחֲזִיקִים בָּהּ, וְתֹמְכֶיהָ מְאֻשָּׁר — Elle est un arbre de vie pour ceux qui la soutiennent : s’y attacher, c’est s’assurer la félicité. » (Proverbes 3, 18)

Dans son livre Kéraḥem Av, rebbi Makhlouf Ḥaddad z”l rapporte à ce sujet une histoire saisissante :

Du temps de rebbi Ḥaï Taïeb Lo Met z”l, vivait à Tunis un homme généreux qui, chaque semaine, soutenait financièrement le rabbin. Tous les vendredis, rebbi Ḥaï Taïeb venait dans sa maison et l’épouse du donateur lui remettait sa pension. 

Un jour, la maîtresse de maison tarda, absorbée par le ménage. Le rabbin attendit longtemps, irrité, il laissa échapper un murmure contrarié. Elle finit par lui donner l’argent, et il partit.

Peu après, cette femme tomba malade et fut soudain paralysée. Aucun médecin ne put expliquer son état. Apeuré, son mari courut trouver le rabbin et implora son intercession.

Rebbi Ḥaï Taïeb vint chez eux, s’approcha de la malade, toucha sa jambe avec sa canne et prononça doucement : « Lève-toi et poursuis tes tâches ! »

La femme se leva aussitôt, comme si jamais la maladie ne l’avait frôlée.

(Récit rapporté dans Rabbi Haï Taieb Lo Met, Rabbi Yechouah Bessis de Michal Saraf p. 134-135, traduit en français du judéo-arabe à partir de l’œuvre Kéraḥem Av III, p. 20-21).

Aryé Bellity


[1] Rebbi Ḥayim Nissim Ḥizqiya Ḥouri (1919–1990) est né le 15 Nissan 5679. Issu d’une noble lignée, il est la sixième génération après le saint rebbi Raḥamim Ḥouri I de Djerba. Fils de Pinḥas et de Setrouna, il est le frère ainé de rebbi Khmaïs Benṣiyon Ḥouri. Dans sa jeunesse, à la suite d’une violente maladie, on lui ajoute les prénoms Ḥayim et Ḥizqiya, dont le sens positif vise à le protéger. Il étudie auprès de rebbi Mordekhai Saghroun de Médenine. Il épouse Léah, fille de rebbi Chelomo Ḥouri (auteur du livre Ḥéshéq Chelomo), et après vingt ans de vie sans enfants, le couple a la joie d’accueillir un fils unique : Aba Chalom. En 1956, il monte s’installer en Israël, dans la ville de Nétivot. Là, il officie dans la grande synagogue de la ville, « Beit Ya’aqov », en tant que ḥazan (chantre), darshan (conférencier), gabaï (administrateur) et enseignant de Thora aux jeunes enfants. Pour gagner sa vie, il travaille comme balân (maître de bains) au miqwé (bains rituels) de la ville. Après plus de deux ans d’une douloureuse maladie, il décède le Chabbat 2 Siwan 5750 (26 mai 1990), quelques minutes avant le coucher du soleil. Il est l’auteur de plusieurs œuvres : Naḥalat Avot (2 vol.), Chenot Ḥayim, Pinḥas Hamaguid, Shiré Nissim, Ḥayim WaḤéssed, Ḥen WaḤéssed et Ḥézqat Avot, qu’il clôtura quatre jours avant de quitter ce monde.

3. Dimanche matin : cours pour enfants dans notre « keuteb » à la tunisienne

OBJECTIF : apprentissage et transmission de la liturgie tunisienne

4. Veille de Roch ‘Hodech et Roch ‘Hodech Chevat

Roch ‘Hodech Chevat débute dimanche soir soir 18 janvier 2026 jusqu’à lundi soir 19 janvier 2026 (1 seul jour de Roch ‘Hodech)

Visites au cimetière dimanche 18 janvier 2026, veille de Roch ‘Hodech

5. Lien de règlement en ligne de vos promesses de dons (CERFA téléchargeable)

Merci de votre générosité et merci de bien vouloir régler régulièrement vos promesses de dons qui sont notre unique source de revenus pour réaliser toutes nos actions dirigées vers la sauvegarde du Patrimoine et de la Culture des Juifs de Tunisie.

https://www.helloasso.com/associations/cfjt/formulaires/1

Nous vous souhaitons une bonne année civile 2026 et vous attendons nombreux pour vous présenter tous nos projets.

6. Privatisation de nos espaces pour vos évènements familiaux

7. Dimanche 25 janvier – 20 H en partenariat avec Torah Box : Conférence du Rav Eliahou UZAN

Conférence donnée dans nos locaux, 32 bd Vital Bouhot à Neuillly-sur-Seine du Rav Elihaou UZAN, en partenariat avec les Institutions Torah-Box

8. Mardi 27 janvier 2026 – 18h30 : conférence organisée par la SHJT sur « L’Affaire Dreyfus vue de Tunisie« 

Nous vous signalons une Conférence organisée par nos amis de la Société d’Histoire des Juifs de Tunisie (SHJT) le MARDI 27 JANVIER – 18h30 à la Mairie du 9ème arrondissement (Salle du Conseil), 6 rue Drouot 75009 Paris (métro Richelieu-Drouot)         

                                                           Conférence de Claude Nataf
                                                          L’Affaire Dreyfus vue de Tunisie
Alors qu’en Algérie l’Affaire Dreyfus entraine des manifestations antisémites violentes avec plusieurs morts au sein de la communauté juive, avec l’élection comme Maire d’Alger d’un candidat proclamé candidat anti-juif, la situation est bien différente en Tunisie où la Grand Rabbin Elie Borgel obtient l’interdiction d’un journal antisémite. Le conférencier s’interrogera sur les raisons de la différence des situations entre l’Algérie et la Tunisie s’attachera à retracer l’impact de l’Affaire  et son influence sur la communauté juive de Tunisie et ses sentiments vis-à-vis  de la France.
                                                                                                               Entrée Libre

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