- Horaires de chabbat
- Le Flash Paracha d’Aryé BELLITY
- Pourim
- Lien de règlement en ligne de vos promesses de dons (CERFA téléchargeable)
- Privatisation de nos espaces pour vos évènements familiaux
- Faites partie des Bâtisseurs du CFJT
1. Horaires de chabbat

ATTENTION : on sort 2 sifrei torah, un pour la paracha de la semaine, et un pour le passage que l’on lit « Chabbat Zakhor », la semaine précédant Pourim (« Zakhor èt Acher ‘Assa Lékh’a ‘Amalek« … (qui se trouve dans le livre de Dévarim, Paracha Ki Tétsé chapitre 17- verset 8 : « Souviens-toi de ce que t’a fait Amalek », Aman était un descendant d’Amalek).
Ainsi que le rapport le Rav David SCETTBON auteur du Alé Hadas (livre des Minhaguim tunisiens), le chabbat zakhor on ajoute dans l’office Mi Khamokha. Il était initialement intercalé au milieu de Chirat Hayam (avant le verset Mi Kamocha Ba′elim Adonai – Mi kamocha ne’dar bakodesh … ; מִי-כָמֹכָה בָּאֵלִם יְהוָה,
מִי כָּמֹכָה נֶאְדָּר בַּקֹּדֶשׁ;) ou bien dans Nichmat Kol ‘Haï (avant כָּל עַצְמֹתַי תֹּאמַרְנָה יְהֹוָה מִי כָמוֹךָ – kal atsmotaï tomarna, Ado-naï, mi kamokha).
A Tunis, contrairement à Djerba (qui maintenant agit comme Tunis) et au Maroc qui a longtemps procédé autrement (Rebbi Chalom Messas, Chémech Oumaguène, vol. 3, p. 108), on s’est rapidement conformé à l’avis de Rebbi Messaoud Elfassi (Mich’ha Dirvouta, vol. 1 § 112) de ne pas s’interrompre au milieu de l’offfice,et on a repoussé Mi Khamokha après le Kaddich titkabal de Cha’harit.
En conclusion de Mi Khamokha, on lit le Tehilim 124, puis le kaddich yéhé chélama. Ce même tehilim 124 sera aussi lu à l’office de arvit de Pourim à la place du psaume habituel Chir Lama’alot’Enai.
2. Le Flash Paracha d’Aryé BELLITY
TÉṢAWÉ – ET L’ON ENTENDRA SA VOIX
Lé’ilouy Nichmat mori vé-rabbi rebbi Meir Nissim ben Khamssana Mazouz zal & mor zékéni rebbi Shemouel ben Renée Bacca Allouche zal
וְהָיָה עַל אַהֲרֹן לְשָׁרֵת וְנִשְׁמַע קוֹלוֹ בְּבֹאוֹ אֶל הַקֹּדֶשׁ לִפְנֵי ה׳ וּבְצֵאתוֹ וְלֹא יָמוּת. (שמות כח, לה)
« Il sera sur Aharon lorsqu’il fera le service, et l’on entendra sa voix lorsqu’il entrera dans le Sanctuaire devant l’Éternel et lorsqu’il en sortira, afin qu’il ne meure pas. » (Exode 28, 35)
Dans son œuvre ‘Aṣé HaMa’arakha (Deracha), rebbi Ṣghiyer Ashoush[1] z”l, souligne combien il est essentiel qu’un érudit se tienne devant le public pour prononcer des paroles de remontrance et éveiller les cœurs à un retour sincère vers le Créateur.
Cependant, pour qu’une parole de morale produise un véritable effet, plusieurs conditions sont nécessaires.
Tout d’abord, le prédicateur doit prier l’Éternel de le préserver de l’orgueil et du mauvais œil, et Lui demander que ses paroles portent des fruits et trouvent grâce auprès des cœurs. Il doit implorer Dieu de lui accorder un langage doux et agréable, afin d’être aimé et écouté.
Ensuite, il doit faire preuve de concision. Un discours trop long fatigue l’auditoire et en affaiblit l’impact. Il convient d’exprimer l’essentiel, avec clarté et douceur.
Troisièmement, il doit veiller scrupuleusement à l’honneur de chacun. Il ne doit humilier personne ni adopter un ton accusateur. Au contraire, il doit s’inclure lui-même dans l’exhortation, en disant par exemple : « Le chemin que nous suivons n’est pas bon ; nous devons nous éveiller et nous améliorer. » De cette manière, nul ne se sentira visé ou rabaissé, et le message sera mieux accueilli.
Enfin, son discours ne doit pas servir des intérêts personnels. Parmi son auditoire, aucun ne doit même le soupçonner de parler pour son propre honneur ou pour un bénéfice quelconque qui lui serait profitable. Un sage ne doit pas multiplier, par exemple, les appels à donner de l’argent aux érudits ou à leur rendre hommage, car cela pourrait être perçu comme une recherche d’intérêt personnel. Son unique intention doit être de véhiculer le message de Dieu « pour le Ciel », de la manière la plus désintéressée. Alors, ses paroles seront acceptées et susciteront un véritable retour à la Thora.
Dans le même esprit, rebbi Chaoul Mqiqéṣ Chelly[2] z”l, rapporte la Massora qui relie trois versets de la Thora dans lesquels l’expression « וְנִשְׁמַע – Et l’on entendra » apparaît avec la même ponctuation :
- « Et l’on entendra sa voix lorsqu’il entrera dans le Sanctuaire »
- « Et l’on entendra l’édit du roi » (Esther 1, 20)
- « On fera et l’on entendra » (Exode 24, 7)
Dans son ouvrage Bené Chiléchim, il explique que le rapprochement de ces trois versets vient nous enseigner une idée profonde quant au pouvoir de la parole.
Nos Sages enseignent dans le Talmud : « Tout homme qui possède la crainte du Ciel, ses paroles sont écoutées. » (Berakhote 6b)
Lorsque le prédicateur est lui-même imprégné de sainteté, lorsqu’il vit ce qu’il enseigne, ses paroles pénètrent naturellement le cœur de l’assemblée. Personne ne pourra alors lui dire : « Ôte la poutre qui est entre tes yeux avant de nous demander d’enlever la brindille entre nos dents », car son discours sera empreint d’authenticité.
Tel est le sens de « Et l’on entendra sa voix » : la voix du prédicateur est entendue « lorsqu’il entre dans le Sanctuaire », c’est-à-dire lorsqu’il s’inscrit lui-même dans le domaine de la sainteté. Alors, « Et l’on entendra l’édit du Roi » : les paroles qu’il transmet au nom du Roi des rois sont acceptées. Plus encore, le peuple pourra dire : « On fera et l’on entendra » — car ainsi, il s’engage à accomplir l’action demandée avant même d’entendre les explications, ayant déjà reconnu son autorité morale.
⁂
Rebbi Ṣghiyer Ashoush z”l, rapporte à ce sujet un récit illustrant cette vérité.
Un jour, un érudit passa devant une maison d’où montaient des voix bruyantes. Il comprit qu’un groupe d’hommes y jouait aux cartes en misant de l’argent, et que des disputes éclataient. Animé d’un zèle pur pour l’honneur divin, il entra brusquement et les réprimanda avec fermeté :
« Malheur à vous ! La loi juive interdit les jeux d’argent ; ce que vous faites est prohibé ! (Shoulḥan ‘Aroukh – Ḥochen Michpat, chap. 370). »
Les joueurs furent saisis de honte. Ils tombèrent à ses pieds, demandèrent pardon et promirent de ne plus recommencer. Ils lui remirent même l’argent qu’ils tenaient en main, comme une sorte d’amende qu’ils s’infligeaient à eux-mêmes, afin qu’il prie pour leur expiation.
Trois mois plus tard, cet érudit se retrouva dans une grande difficulté financière. Se rappelant l’épisode, il supposa que ces hommes jouaient sans doute encore et décida d’aller les réprimander de nouveau, espérant cette fois récupérer une nouvelle « amende ».
Effectivement, les joueurs s’étaient réunis au même endroit. Il entra et les admonesta avec la même intensité que la première fois. Mais, cette fois-ci, avant même qu’il ait terminé, ils se levèrent, l’insultèrent et le chassèrent avec mépris.
Désemparé, il alla trouver son maître et lui raconta ce qu’il s’était passé. Son maître lui expliqua :
« La première fois, ton intention était entièrement pour Dieu. Tu ne recherchais aucun profit personnel. C’est pourquoi le Ciel t’a assisté, et tes paroles ont pénétré leur cœur. Mais cette fois-ci, ton intention n’était plus désintéressée : tu cherchais un avantage matériel. Dès lors, l’aide divine t’a été retirée, et tes paroles ont perdu leur force. »
De ce récit, nous apprenons une leçon essentielle : la parole de morale n’a de force que lorsqu’elle est portée par une intention totalement pure.
Lorsque la voix du prédicateur entre dans le « Sanctuaire », c’est-à-dire lorsqu’elle jaillit d’un cœur sanctifié, alors « on entendra sa voix ». Mais si l’intention est entachée d’intérêt personnel, la voix perd sa puissance.
La clé de l’influence spirituelle n’est pas dans l’éloquence, mais dans la pureté du cœur.
Aryé Bellity
[1] Rebbi Ṣghiyer Mordékhaï Pineḥas Ashoush (1901–1985), né à Djerba, sa mère le consacre dès son plus jeune âge jusqu’à ses dix-huit ans à l’étude de la Thora malgré les grandes difficultés financières de la famille. Il étudie auprès de rebbi Chaoul Mqiqéṣ Chelly et en 1919, il devient son gendre en épousant sa fille, Ṣghira. Il gagne difficilement sa vie et enchaine différents métiers, comme celui de sofer (scribe), copiste et enseignant à l’école ‘Ohr Thora’ de Djerba. De plus il se forme au métier de shoḥet (abatteur) auprès de rebbi Binyamin Ḥaddad. En 1955, il monte en Israël et séjourne quelque temps dans le camp de transit de Talpiyot. De-là il part pour Béér-Shéva où il fonde une synagogue pour les juifs d’origines tunisiennes. Il est l’auteur de 38 ouvrages en hébreu ou en judéo-arabe, parmi lesquels : ‘Arvé Naḥal (2 vol.), ‘Éṣ Chatoul, Doresh Tov Lé’Amo, WaYaguidou LéMordékhaï, Kapote Témarim, Yisraël WiShouroun, et Aḥima’aṣ.
[2] Rebbi Chaoul Mqiqéṣ Chelly (1887–1969) est né sur l’île de Djerba. Il est le petit-fils de rebbi ‘Immanouel Chelly (fils de rebbi Khalfallah) et le fils de rebbi Ma’atouq, connu pour sa grande piété et son engagement bénévole au sein de la Ḥévra Qadisha (confrérie funéraire). Ce dernier, avec son épouse Raḥel, donna naissance à deux grands érudits : rebbi Ḥouita Chelly et rebbi Mqiqéṣ. Il est l’élève de rebbi Dawid (Didou) Cohen. Dès la fin de l’année 1906, il assiste rebbi Yossef Berrebi dans l’enseignement aux jeunes élèves. À la mort de celui-ci, en 1918, il prend à son tour la direction de la yéchiva (académie talmudique) et forme de nombreux disciples, parmi lesquels, rebbi Chelomo Mazouz et rebbi Raphael Khadir Ṣabban. Réputé pour la profondeur de son analyse et la précision de ses propos, il se voit confier de nombreux ouvrages rabbiniques afin d’en assurer la correction et l’annotation. Il est lui-même l’auteur de plusieurs œuvres, parmi lesquelles Midrasho Chel Chem (3 vol.), Karmi Chéli, Chemesh OuMaghen, ainsi que bien d’autres. En 1950, il monte en Israël et s’installe d’abord dans le village de Bérekhya, avant de déménager à Shlomi, dans le nord du pays. Il décède le Chabbat 19 Kisslew 5730 (29 novembre 1969) et est enterré le lendemain dans l’ancien cimetière de Béér-Shéva, conformément à son souhait. Il laisse un fils, Warghani, et deux filles, dont l’une épouse rebbi Ṣghiyer Ashoush et l’autre rebbi Nissim Naïm.

3. Pourim


Nous organisons deux lectures de la meguilat Esther
- lundi 2 mars 2026 (19h15 et 21h00)
- et deux lecture mardi 3 mars 2026 (8h45 et 13h30).
RAPPEL DES DINIM DE POURIM
1) VERSEMENT DU DEMI-SICLE : « Ma’hassit hachékel » (Lundi 2 mars 2026)
A l’époque du Temple, la coutume était que chaque juif, homme, femme et enfant, donne un demi-sicle d’argent par an. Cette somme était versée pour permettre d’accomplir la mitsva des sacrifices (achat de bêtes) et pour financer l’entretien du Temple pendant toute l’année.
Maintenant, on donne le “ Zékher Léma’hatsit Hachekel” ( en souvenir du versement du demi-sicle) avant la lecture de la meguilla
Il sert de don pour l’entretien de la communauté.
Sa valeur est de 1/2-sicle (entre 9 et 9,6 grammes d’argent suivant la valeur de la Torah), calculé selon le cours du gramme d’argent. Voici le site officiel du Grand Rabbin d’Israël, Rav David YOSSEF, pour connaître cette valeur et la convertir lundi, jour de la Mitsva https://half-shekel-app.onrender.com
Pour votre information, elle était le 25 février de 94.52 NIS, soit 26 €. Nous actualiserons son montant lundi 2 mars 2026 pour vous indiquer quel montant verser au titre de cette mitsva de Pourim.
Lien pour s’en acquitter et soutenir le CFJT : https://www.helloasso.com/associations/cfjt/formulaires/1
2) ECOUTER 2 FOIS LA MEGUILA
Une première fois lundi soir 2 mars après 19h14 à Paris et, une seconde fois, mardi 3 mars pendant la journée
3) ENVOYER DES CADEAUX : Michloa’h manot (Mardi 3 mars 2026)
Envoyer des cadeaux composés d’aliments immédiatement consommables à des amis
4) DONNER LA CHARITÉ : ♥️Matanot Laévionim (Mardi 3 mars 2026)
Il faut donner la charité à au moins deux pauvres pendant la journée de Pourim (de préférence la valeur d’un repas normal)
5) REPAS DE POURIM :* 🍽🍷🥖🍾Michté de Pourim (Mardi 3 mars 2026)
Mardi 3 mars 2026 avant la tombée de la nuit
Des meguilot seront à votre disposition pendant nos lectures, mais nous vous donnons la possibilité d’en télécharger et imprimer si vous le souhaitez, en hébreu avec traduction en français et en phonétique grâce à nos amis de Torah Box
REVISIONS MEGUILAT ESTHER :
4. Lien de règlement en ligne de vos promesses de dons (CERFA téléchargeable)
Merci de votre générosité et merci de bien vouloir régler régulièrement vos promesses de dons qui sont notre unique source de revenus pour réaliser toutes nos actions dirigées vers la sauvegarde du Patrimoine et de la Culture des Juifs de Tunisie.
https://www.helloasso.com/associations/cfjt/formulaires/1
Nous vous attendons nombreux pour vous présenter tous nos projets
5. Privatisation de nos espaces pour vos évènements familiaux


6. Faites partie des Bâtisseurs du CFJT




https://www.helloasso.com/associations/cfjt/formulaires/3
