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  1. HORAIRES DE CHABBAT
  2. SAMEDI SOIR : ROCH ‘HODECH ELOUL & DEBUT DES SLI’HOT
  3. LE FLASH PARACHA D’ARYE BELLITY
  4. OUVERTURE LE 29 AOÛT 2025 PAR LE CFJT DE LA MAISON DE LA CULTURE ET DU PATRIMOINE DES JUIFS DE TUNISIE 
  5. KIPPOUR : RESERVATION DES PLACES
  1. HORAIRES DE CHABBAT

2. SAMEDI SOIR : ROCH ‘HODECH ELOUL & DEBUT DES SLI’HOT

3. LE FLASH PARACHA D’ARYE BELLITY

RÉÉ – UN MAL BIEN CACHÉ

🕯️ Lé’ilouy Nichmat mori vé-rabbi rebbi Meir Nissim ben Khamssana Mazouz zal & mor zékéni rebbi Shemouel ben Renée Bacca Allouche zal 🕯️

רְאֵה אָנֹכִי נֹתֵן לִפְנֵיכֶם הַיּוֹם בְּרָכָה וּקְלָלָה. אֶת הַבְּרָכָה אֲשֶׁר תִּשְׁמְעוּ אֶל מִצְו‍ֹת ה׳ וגו׳ (דברים יא, כו-כז)

« Voyez, je vous propose en ce jour, d’une part, la bénédiction, la malédiction de l’autre : la bénédiction, lorsque vous obéirez aux commandements de l’Éternel… » (Deutéronome 11, 26-27)

Moché s’adresse au peuple juif et lui enseigne qu’une personne ne peut mériter la bénédiction seulement si celle-ci respecte les commandements divins. À l’inverse, celui qui transgresse la volonté de Dieu s’expose à la malédiction.

Dans son œuvre WéHaqéshourim LéYa’aqov, rebbi Ya’aqov Boccara¹ z”l relève que le verset introduit d’abord la bénédiction puis la malédiction sans donner plus de détails : « Voyez, je vous propose en ce jour, d’une part, la bénédiction, la malédiction de l’autre ». Ce n’est qu’au verset suivant que la Thora précise les conditions : « La bénédiction, lorsque vous obéirez aux commandements… », ainsi que celles pour la malédiction.

Mettant en exergue ce style qui semble superficiel, rebbi Ya’aqov se demande pourquoi le texte ne s’exprime pas de manière plus simple et directe en disant par exemple : « Voyez, je vous propose en ce jour, d’une part, la bénédiction, lorsque vous obéirez aux commandements, et d’autre part la malédiction, si vous n’obéissez pas aux commandements de l’Éternel » ? Une telle formulation aurait permis d’éviter la répétition des mots « bénédiction » et « malédiction ».

Afin de répondre à cette question, rebbi Ya’aqov explique que la Thora cherche ici à nous transmettre un message fondamental : il nous est impossible de discerner par nous-mêmes ce qui constitue réellement une bénédiction ou, au contraire, une malédiction. Ce qui nous semble négatif peut parfois cacher un bien immense, et inversement.

Prenons un exemple : une personne rate son avion et se croit malchanceuse… jusqu’à ce qu’elle apprenne que l’avion s’est écrasé. Sa vision de l’événement change alors radicalement. Ainsi, la véritable nature d’une situation ne nous apparaît pas toujours clairement. C’est pourquoi, dans un premier temps, la Thora emploie ces termes d’une manière générale. L’unique manière de connaître la véritable volonté du Créateur est précisée par la suite : « la bénédiction, lorsque vous obéirez aux commandements », et inversement pour la malédiction.

Seul celui dont la conduite est guidée par les lois de la Thora, sera certain de s’attirer le bien même si celui-ci prend parfois l’apparence d’un mal.

Notre maître rebbi Ya’aqov Cohen-Yéhonatan z”l, originaire de Djerba, fuyait toute sa vie les honneurs et les responsabilités communautaires. Pour subvenir à ses besoins, il travaillait, mais considérait l’étude de la Thora comme sa véritable occupation, le travail n’étant qu’accessoire.

À ceux qui l’appelaient « rebbi Ya’aqov », il répondait : « rebbi fi ṣ-ṣlā ! » (Le rabbin est à la synagogue), sous-entendant qu’on ne devrait appeler « rebbi » que celui qui a véritablement établi sa place dans la maison d’étude.

Un jour, un homme riche loua une boutique dans le funduq de rebbi Ya’aqov à Djerba. (Un funduq, au Maghreb et ailleurs, est un caravansérail : un bâtiment à plusieurs pièces ou boutiques, souvent avec une cour centrale, qui servait à la fois d’entrepôt, d’auberge pour les marchands et les voyageurs. On le retrouve à de nombreuses reprises dans le Talmud sous l’appellation « poundaq »)

Cet homme, par négligence, entreposa tout son argent dans une simple armoire en bois plutôt que dans un coffre-fort. Une nuit, des voleurs s’introduisirent dans la boutique et emportèrent tout.

Accablé par la perte, et sans réfléchir, il soupçonna injustement rebbi Ya’aqov, l’accusant d’avoir participé au vol dans le but de partager le butin avec les voleurs.

L’affaire fut portée devant le grand tribunal civil de Tunis et notre maître dut dépenser beaucoup d’argent pour payer les avocats, priant Dieu de faire éclater la vérité. Finalement, grâce à Dieu, il fut totalement blanchi. Toutefois, malgré l’injustice, la perte d’argent et l’humiliation, jamais il ne maudit ni ne parla avec dureté de celui qui l’avait accusé. Les seuls mots qui sortirent de sa bouche furent :

« Comment a-t-il pu me soupçonner ? Il sait très bien, tout comme tout le monde ici, que je n’ai jamais touché à l’argent d’autrui. Et puis, a-t-il oublié le bien que ma mère lui a fait ?! Lorsque sa femme était malade, ma mère s’est occupée d’elle jusqu’à sa guérison, sans demander le moindre paiement… Est-ce ainsi qu’il me récompense ? »

Néanmoins, pour lui, il s’avéra rapidement que tout ce que fait Dieu est pour le bien.

En effet, à cette époque, rebbi Ya’aqov souffrait d’une atroce douleur abdominale qui l’empêchait de dormir, et contre laquelle aucun traitement n’avait été efficace. En se rendant à Tunis pour l’audience, il passa devant l’hôpital et décida de consulter un grand médecin.

Le diagnostic fut sans appel : une intervention chirurgicale urgente était indispensable. L’opération eut lieu immédiatement et lui sauva la vie. Le médecin lui expliqua que s’il avait attendu encore un peu, il aurait été trop tard : « il n’y avait qu’un pas entre vous et la mort » – lui dit-il.

C’est uniquement parce que Dieu l’avait « contraint » à se rendre à Tunis pour cette affaire qu’il avait pu être sauvé. Sans cela, il ne se serait jamais déplacé, n’ayant pas l’habitude de voyager pour des affaires commerciales.

Pendant son séjour à l’hôpital, Dieu fit en sorte qu’il gagne la sympathie d’un aide-soignant qui le servit avec une grande attention. L’homme pensait que rebbi Ya’aqov possédait des connaissances en « kabbale pratique » et qu’il pourrait lui préparer un talisman pour conquérir le cœur d’une jeune femme qu’il aimait. Notre maître lui expliqua qu’il ne savait pas faire cela, mais l’homme ne le crut pas et continua à s’occuper de lui avec bienveillance et dévouement.

De plus, Dieu mit sur son chemin un fidèle ami qui lui apporta chaque jour du lait et des œufs, afin qu’il ne soit pas obligé de manger la nourriture non-cachère de l’hôpital. Quant aux repas fournis par l’hôpital, il les donnait à l’employé qui l’assistait, ce qui renforça encore davantage leur relation.

Ainsi, d’une épreuve amère jaillit une bénédiction : non seulement son honneur fut rétabli, mais sa vie fut sauvée. (« Éléh Toldot Ya’aqov », tiré du livre Kehilat Ṣiyon de son fils rebbi Ben Ṣiyon, p. 27-28)

Aryé Bellity


¹ Rebbi Ya’aqov Boccara (1843-1941), né à Ghar El Melh (anciennement Porto Farina, près de Bizerte) dans une famille originaire de Livourne, il est le fils de Eliyahou Boccara et de Rina Darmon. De nationalité italienne, il exerce dès 1914, et jusqu’à sa mort, la fonction de rabbin de la communauté livournaise (Granas) de Tunis, rôle qui lui vaut d’être considéré comme son grand rabbin officieux après la suppression officielle de cette charge en 1894. Célèbre pour son talent d’orateur, il séduit aussi bien la communauté Livournaise que Tunisoise. En 1871, il édite à Livourne le livre Ahavat HaShem du kabbaliste rebbi Yossef Sitbon, puis en 1882, il édite l’œuvre Ben Avraham de rebbi Avraham Boccara III, son parent. Engagé dans le mouvement sioniste, il participe au premier Congrès sioniste de Bâle en 1897, présidé par Theodor Herzl, puis il représente officiellement la Tunisie au 10ᵉ Congrès sioniste en 1911. Il fonde en 1910, avec Alfred Valensi et Joseph Brami, la première association sioniste tunisienne (Agoudat Ṣiyon), puis en 1914 l’association religieuse sioniste Yochévet Ṣiyon, axée sur l’étude de l’hébreu. Il décède à Tunis le 2 Tévet 5701 (1er janvier 1941), à l’âge de 98 ans, et il est inhumé au cimetière du Borgel. En 1984, il est déplacé en Israël au cimetière de ‘Har HaZeitim’.

4. OUVERTURE LE 29 AOÛT 2025 PAR LE CFJT DE LA MAISON DE LA CULTURE ET DU PATRIMOINE DES JUIFS DE TUNISIE 

Chers amis, dans une semaine le vendredi 29 août, ouvrira au 32 bd Vital Bouhot à Neuilly-sur-Seine, la « Maison de la Culture et du Patrimoine des juifs de Tunisie ».

Cet espace polyvalent permettra d’accueillir à terme « la bibliothèque du judaïsme tunisien » renfermant les écrits de nos Maîtres, un Beth Hamidrach développant l’étude selon la méthode de l’Iyoun Tounsi, un talmud-torah et un keuteb ainsi que l’Oratoire « Rebbi Nathan Borgel za’l » où vous pourrez venir prier dans le respect de la liturgie tunisienne la plus authentique.

Mais ce sera aussi un centre culturel où seront organisées des expositions, ainsi que des cours et conférences consacrées notamment à l’histoire des juifs de Tunisie, un lieu de rencontres et de réception en profitant de notre espace extérieur pour vos évènements familiaux (brith miloth, seoudot, coupes de cheveux, anniversaires, etc.).

Tout ceci se fera en plusieurs phases, des travaux devant se faire au fur et à mesure. Mais une chose est sûre : nous avons besoin de vous pour faire vivre ce lieu unique, de votre présence et de votre soutien. C’est un pari audacieux, mais ce projet devenu réalité doit vivre, s’épanouir et grandir.

Nous avons encore beaucoup de choses à finaliser (travaux, mobilier etc)  avant l’ouverture et je me permet de solliciter votre aide généreuse ou celle de vos proches : tout don quelqu’il soit ne pourra que contribuer à parachever ce projet (reçu CERFA automatique).

https://www.helloasso.com/associations/cfjt/formulaires/2

Merci d’avance et bonne fin de vacances.

5. KIPPOUR : RESERVATION DES PLACES

Pensez à réserver vos places pour les prochaines fêtes de Kippour. Cliquez sur le lien suivant ou scannez les QR code correspondant à l’office choisi.

FETES DE KIPPOUR 5786 – C.F.J.T.

Nous organisons 3 offices, permettant à chacun, où que vous habitiez, de retrouver l’authenticité de nos offices de rite tunisien

  • l’un à Neuilly, centre ville (face à la place du Marché) au 73 av. Charles de Gaulle (NEUILLY)
  • l’autre à la frontière de Neuilly et Levallois, au 9 rue Aristide Briand (LEVALLOIS)
  • et le dernier, dans notre local, au carrefour de Neuilly, Levallois et Courbevoie

assurés par nos hazanim de talent

Nous comptons sur votre présence afin de nous permettre de développer nos activités

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