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  1. Horaires de chabbat
  2. Le Flash Paracha d’Aryé BELLITY
  3. Le programme de nos cours hebdomadaires avec le Rabbin Yossef OBADIA
  4. Dimanche matin : cours de talmud torah dans notre « keuteb » à la tunisienne
  5. Lien de règlement en ligne de vos promesses de dons (CERFA téléchargeable)
  6. Privatisation de nos espaces pour vos évènements familiaux
  7. Faites partie des Bâtisseurs du CFJT

1. Horaires de chabbat

2. Le Flash Paracha d’Aryé BELLITY

MICHPATIM – DONNER, C’EST PRÊTER

Lé’ilouy Nichmat mori vé-rabbi rebbi Meir Nissim ben Khamssana Mazouz zal & mor zékéni rebbi Shemouel ben Renée Bacca Allouche zal

אִם כֶּסֶף תַּלְוֶה אֶת עַמִּי אֶת הֶעָנִי עִמָּךְ לֹא תִהְיֶה לוֹ כְּנֹשֶׁה לֹא תְשִׂימוּן עָלָיו נֶשֶׁךְ. (שמות כב, כד)

« Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, au pauvre avec toi, ne sois point pour lui comme un créancier ; n’exigez point de lui des intérêts. » (Exode 22, 24)

À travers ce verset, la Thora nous enjoint d’aider financièrement celui qui est dans le besoin et d’apporter un soutien concret au nécessiteux.

Dans son œuvre Sha’aré Raḥamim, rebbi Raḥamim Ḥouri[1] z”l, soulève plusieurs interrogations sur la formulation du verset :

  • Pourquoi la Thora parle-t-elle de prêt au pauvre plutôt que de don ?
  • Pourquoi préciser « le pauvre avec toi » ?
  • Pourquoi cette insistance sur les expressions « pour lui » et « de lui » ?

Afin de répondre à ces questions, rebbi Raḥamim explique que lorsque l’homme donne la Ṣédaqa, c’est comme s’il prêtait à Dieu Lui-même, ainsi qu’il est dit : « מַלְוֵה ה׳ חוֹנֵן דָּל וּגְמֻלוֹ יְשַׁלֶּם לוֹ – Donner au pauvre c’est prêter à Dieu, qui paie à chacun son dû. » (Proverbes 19, 17)

L’argent donné ne disparaît donc pas ; il revient, et même se multiplie, car Dieu récompense largement celui qui soutient le nécessiteux. Voilà pourquoi la Thora emploie le terme de prêt : ce qui semble être un don devient, d’un point de vue spirituel, une véritable transaction dont Dieu Se porte garant. Donner au pauvre, c’est en réalité donner à Dieu, qui Se tient aux côtés du démuni, comme il est dit : « כִּי יַעֲמֹד לִימִין אֶבְיוֹן – Car Il se tient à la droite de l’indigent. » (Psaume 109, 31)

Ainsi, l’expression « le pauvre avec toi » signifie que Dieu, présent auprès du pauvre avant ton geste, Se tiendra désormais auprès de toi pour t’assurer la récompense de ton acte.

Dès lors, l’insistance des expressions « pour lui » et « de lui » viennent souligner que l’on ne peut être le créancier du pauvre ; en revanche, on peut, en un certain sens, être le créancier de Dieu. De même, l’interdiction de réclamer des intérêts ne s’applique qu’au pauvre et non pas à Dieu – le véritable emprunteur de cet argent.

Une autre lecture proposée par rebbi Raḥamim vient compléter cette perspective. En donnant, l’homme pourrait se croire supérieur, nourrir une certaine fierté. La Thora dissipe cette illusion : « le pauvre est avec toi » signifie qu’il agit avec toi — et même pour toi, en devenant l’instrument par lequel tu accèdes au mérite et à la bénédiction. Le Midrash enseigne d’ailleurs que le pauvre fait davantage pour le donateur que le donateur ne fait pour le pauvre (Rout Rabba 5, 9).

La Ṣédaqa n’est donc pas un geste unilatéral, mais une relation réciproque dans laquelle chacun donne et chacun reçoit — à des niveaux différents.

Par ailleurs, nos Sages enseignent dans le Talmud (Ta’anit 9a) que celui qui prélève le dixième de ses revenus pour les pauvres est assuré de s’enrichir. Tel est le sens du verset (Deutéronome 14 ,22) : « עַשֵּׂר תְּעַשֵּׂר – Prélève, tu prélèveras », que nos Sages lisent : « עַשֵּׂר בִּשְׁבִיל שֶׁתִּתְעַשֵּׁר – Prélève afin de t’enrichir ».

Une question demeure toutefois : si Dieu promet de rembourser généreusement ce qui Lui est « prêté », n’est-ce pas une forme d’intérêt, pourtant interdite par la Thora ? Pourquoi ce qui est prohibé entre les hommes serait-il permis, voire encouragé, lorsqu’il s’agit de Dieu ?

Dans son œuvre WaYomer Yiṣḥaq (Daroush 2), rebbi Yiṣḥaq Bouḥnik[2] z”l, explique que la réponse à cette question réside dans la raison même de l’interdiction.

L’intérêt est proscrit parce qu’il appauvrit le débiteur, dont les ressources sont limitées, au point de fragiliser sa subsistance et parfois de briser sa vie. Or Dieu est la source infinie de toute richesse : Son trésor n’a ni limite ni fin. Recevoir de Lui en retour n’entraîne aucun manque, aucun déséquilibre.

La bénédiction qu’Il accorde n’est pas un prélèvement sur une réserve finie, mais une émanation de Son abondance infinie. C’est pourquoi la Thora encourage à donner sans crainte ni regret : la bénédiction vient de Dieu Lui-même, Maître de toute richesse, et dans ce cadre, la notion d’intérêt n’a plus lieu d’être.

Selon cette approche, rebbi Yiṣḥaq propose une interprétation du verset : « Tu donneras, et ton cœur ne se tourmentera pas en donnant ; car c’est à cause de cela que l’Éternel, ton Dieu, te bénira dans tout ce que tu feras et dans toutes tes entreprises » (Deutéronome 15, 10) :

  • « Tu donneras » – donne la charité, et tu seras récompensé.
  • « Et ton cœur ne se tourmentera pas » – ne t’inquiète pas de recevoir en retour, même si ce retour semble dépasser ce que tu as donné ; il ne s’agit pas d’un intérêt interdit.
  • « L’Éternel, ton Dieu » – c’est Lui qui te bénit et t’accorde toute richesse. Source infinie de toute abondance, Dieu ne subit aucune diminution lorsque l’homme reçoit de Sa générosité.

Ainsi, tous ces enseignements convergent vers une même vision : la Ṣédaqa n’est ni une perte ni un simple devoir moral. Elle est une convergence — de l’homme, du pauvre et de Dieu.

Celui qui donne ne s’appauvrit pas ; il s’élève au contraire, dans un mouvement de bonté. Le pauvre devient alors son véritable bienfaiteur, et Dieu, le garant d’une récompense qui dépasse toute mesure humaine.

Aryé Bellity


[1] Rebbi Raḥamim Ḥouri Ier (vers 1740 – vers 1823)est une figure majeure du judaïsme djerbien. Sa mère, Y’aqouta, est la fille de rebbi Yiṣḥaq Ḥaddad Ier, auteur du Toledot Yiṣḥaq. Il étudie dans sa jeunesse auprès de rebbi Aharon Pérèṣ, dont il demeure le disciple jusqu’au décès de ce dernier en 1766. Refusant de tirer profit matériel de l’étude de la Thora, il exerce parallèlement le métier d’orfèvre, ne consacrant qu’un temps limité à son activité professionnelle afin de se vouer essentiellement à l’étude et à l’enseignement. Une bénédiction particulière accompagne son travail, et ces quelques heures suffisent à assurer pleinement ses besoins. Il épouse une femme prénommée Y’aqouta — homonyme de sa mère — et de leur union naît notamment rebbi Ménaḥem Ḥouri, auteur du Zéra‘ HaAv. Il est à l’origine d’une longue lignée de rabbins et d’érudits qui se prolonge jusqu’à nos jours. En 1795, lors des troubles provoqués par les troupes d’Ali Burghul, Djerba subit de graves exactions. Rebbi Raḥamim enterre alors ses manuscrits afin de les préserver. Ces événements le plongent dans une grande précarité, comme il en témoigne dans ses écrits. En 1819, l’île est de nouveau frappée par un drame : une épidémie s’abat sur Djerba. À ce sujet, rebbi Khalfon Moché Cohen rapporte, au nom de son père, que des anges se seraient dévoilés à rebbi Raḥamim, lui présentant la liste de ceux qui devaient être frappés par l’épidémie. Ils lui assurèrent que ni lui ni sa famille ne seraient touchés. Ils lui donnèrent également la possibilité d’effacer des noms de cette liste. Son ouvrage Sha’aré Raḥamim sur la Thora est imprimé à Tunis en 1896 dans un recueil intitulé Qiryat Arba‘la ville des quatre »), comprenant quatre œuvres : la sienne, celle de son fils, celle de son petit-fils et celle de son arrière-petit-fils. Son commentaire sur l’ensemble du Talmud, resté longtemps manuscrit, commence à être édité en 1972 sous le titre Kissé Raḥamim. Il décède le 2 Tévèt, vraisemblablement aux alentours de l’année 1823.

[2] Rebbi Yiṣḥaq Raḥamin Bouḥnik (1915–1975) est né à Gabès, dans le sud de la Tunisie. Durant son enfance, ses parents s’installent à Tunis, la capitale, où il rejoint les bancs de la Yéchiva ‘Ḥévrat HaTalmoud’, fondée par le célèbre rebbi Chelomo Dana. Là, à l’âge de seize ans, il étudie auprès de rebbi Maṣliyaḥ Mazouz et devient son élève le plus fidèle. Il poursuit ensuite sa formation pendant quelque temps auprès de rebbi Yéshou’a Elmaliaḥ ainsi que de rebbi David Ktorza. Il épouse la fille de son maître, Khmissa Elmaliaḥ, et le couple aura plusieurs enfants. En 1963, la famille est frappée par un drame : leur fils, Ḥaï Victor Ménaḥem, décède à l’âge de vingt-quatre ans, à la suite d’un accident de voiture à Toulouse. En 1943, il est nommé directeur de la Yéchiva ‘Ḥévrat HaTalmoud’, succédant à son maître rebbi Maṣliyaḥ, qui s’était retiré de ses fonctions. À ce poste, il se dévoue corps et âme à ses élèves et forme de nombreux rabbins éminents, parmi lesquels le plus célèbre est rebbi Meir Mazouz. Il s’éteint le vendredi 26 Chevat 5735 (7 février 1975) et est inhumé au Mont des Oliviers, à Jérusalem. Il laisse derrière lui plusieurs œuvres, notamment Bené Ḥaï, rédigé en hommage à son fils, ainsi que WaYomer Yiṣḥaq (3 volumes), qu’il commença à écrire dès l’âge de quatorze ans.

3. Le programme de nos cours hebdomadaires avec le Rabbin Yossef OBADIA

Lundi soir : cours pour femmes – « la place de la femme juive dans son foyer« 

Mardi soir: cours pour hommes – « la Tefila (lois et éthique)« 

Mercredi soir : cours pour homme – « les lois du moment (fêtes juives et autres événements)« 

Jeudi soir : cours pour jeunes (bacheliers universitaires) – « les lois du Chabat »

A chaque cours, une allusion à la Paracha avec Rachi selon la méthode de l’Iyoun Tounsi

4. Dimanche matin : cours de talmud torah dans notre « keuteb » à la tunisienne

5. Lien de règlement en ligne de vos promesses de dons (CERFA téléchargeable)

Merci de votre générosité et merci de bien vouloir régler régulièrement vos promesses de dons qui sont notre unique source de revenus pour réaliser toutes nos actions dirigées vers la sauvegarde du Patrimoine et de la Culture des Juifs de Tunisie.

https://www.helloasso.com/associations/cfjt/formulaires/1

Nous vous attendons nombreux pour vous présenter tous nos projets.

6. Privatisation de nos espaces pour vos évènements familiaux

7. Faites partie des Bâtisseurs du CFJT

https://www.helloasso.com/associations/cfjt/formulaires/3


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