- Horaires de chabbat
- Le Flash Paracha d’Aryé BELLITY
- Le retour de notre rabbin, Rav Yossef OBADIA
- Chabbat Chemot : haftarah spéciale
- Dimanche matin : cours pour enfants dans notre « keuteb » à la tunisienne
- Lien de règlement en ligne de vos promesses de dons (CERFA téléchargeable)
- Privatisation de nos espaces pour vos évènements familiaux
1. Horaires de chabbat

2. Le Flash Paracha d’Aryé Bellity
CHÉMOTE – LE SILENCE DES GÉANTS
Lé’ilouy Nichmat mori vé-rabbi rebbi Meir Nissim ben Khamssana Mazouz zal & mor zékéni rebbi Shemouel ben Renée Bacca Allouche zal
וַיֵּלֶךְ מֹשֶׁה וַיָּשָׁב אֶל יֶתֶר חֹתְנוֹ וַיֹּאמֶר לוֹ אֵלְכָה נָּא וְאָשׁוּבָה אֶל אַחַי אֲשֶׁר בְּמִצְרַיִם וְאֶרְאֶה הַעוֹדָם חַיִּים וַיֹּאמֶר יִתְרוֹ לְמֹשֶׁה לֵךְ לְשָׁלוֹם. (שמות ד, יח)
Après plusieurs années passées chez son beau-père à Midyan, Moshé reçoit l’ordre divin de retourner en Égypte afin de délivrer les enfants d’Israël, ainsi que Dieu lui dit : « Et maintenant, va : je t’envoie vers Pharaon, et fais sortir d’Égypte mon peuple, les enfants d’Israël. » (Ibid. 3, 10)
Dans son œuvre Baït Nééman,rebbi Meir Mazouz[1] z”l fait remarquer un point saisissant : lorsque Moshé se présente devant Yitro pour l’informer de son départ, il ne lui révèle absolument pas qu’il a été choisi par Dieu pour accomplir cette mission historique. Face à son beau-père, celui qui s’apprête à devenir le libérateur d’Israël se contente de dire qu’il souhaite retourner en Égypte auprès de ses frères « afin de voir s’ils vivent encore ».
Naturellement, quiconque aurait reçu une révélation divine de cette importance, aurait ressenti le besoin — voire la fierté — de l’annoncer. Se voir confier par Dieu la mission de libérer tout un peuple est un honneur immense. Pourtant, Moshé agit à l’opposé de cette attente. Dans son humilité exceptionnelle, il choisit le silence. Il dissimule la grandeur de sa mission, sans mentir pour autant, puisqu’il nourrissait sincèrement le désir de prendre des nouvelles de sa famille.
Ce comportement révèle une qualité fondamentale : la véritable grandeur n’a pas besoin d’être proclamée. Celui qui agit pour Dieu ne cherche ni reconnaissance ni admiration ; il agit parce que c’est juste.
Bien avant Moshé, Rivqa, elle aussi, fit preuve de cette même discrétion. Lorsqu’elle apprit par prophétie qu’Essaw projetait de tuer Ya’aqov (Rachi, Genèse 27, 41), elle ne révéla pas ce message divin à son mari Yiṣḥaq. Elle invoqua plutôt un autre motif : « Je suis dégoûtée de ma vie à cause des filles de Ḥeth. Si Ya’aqov choisit une épouse parmi les filles de Ḥeth, telles que celles-ci, parmi les filles de cette contrée, que m’importe la vie ? » (Ibid. 27, 46)
Rivqa aurait pu se prévaloir de sa prophétie. Elle aurait pu exposer sa vision et affirmer son statut spirituel. Mais elle choisit de s’effacer. Elle agit pour sauver son fils, non pour affirmer sa grandeur. Là encore, la discrétion devient l’expression la plus élevée de la foi.
Cette pudeur face aux privilèges divins se retrouve également chez le roi Chaoul. Parti à la recherche des ânesses perdues de son père Qish, il rencontre le prophète Chemouel, qui lui annonce que les ânesses ont bien été retrouvées mais surtout qui secrètement, l’oint comme le futur roi d’Israël.
De retour chez lui, son oncle l’interroge sur sa rencontre avec le prophète. Chaoul, dans une humilité remarquable, ne mentionne que la recherche des ânesses et passe totalement sous silence l’onction royale, comme le rapporte le verset : « Chaoul dit à son oncle : “Il nous a annoncé que les ânesses étaient retrouvées.” Mais il ne lui raconta point ce qu’avait dit Chemouel touchant la royauté. » (Samuel I 10, 16)
De ces trois exemples, rebbi Meir tire une leçon d’une force intemporelle : « Il n’y a rien de plus beau que la discrétion. »
Dans un monde où chacun cherche constamment à se mettre en avant, à exposer ses réussites, à afficher ses mérites, la Thora nous enseigne précisément le contraire : que la véritable noblesse de l’âme réside dans la capacité à agir sans bruit, à accomplir de grandes choses sans les proclamer et qu’il n’est pas nécessaire de briller pour éclairer.
La discrétion n’est pas une faiblesse ; elle est la preuve d’une confiance absolue en Dieu. Celui qui sait que ses actes sont vus par le Créateur n’a nul besoin du regard des hommes. Plus l’homme est grand intérieurement, moins il ressent le besoin de s’affirmer extérieurement.
Aryé Bellity
[1] Rebbi Meir Nissim Mazouz (1945–2025) est né le 13 Nissan 5705 à Tunis. Issu d’une noble lignée de rabbins et de justes, il est le fils du célèbre rebbi Maṣliyaḥ Mazouz et de Khamssana (fille de rebbi Ménaḥem Mazouz). Agé de six ans, son père l’accompagne pour étudier à l’école ‘Or Thora’ auprès de rebbi Eliyahou El-Guez. Lorsque ce dernier quitte l’enseignement en 1953 pour siéger au tribunal rabbinique, il est remplacé par rebbi Fradji Uzan. La même année, il bénéficie également des cours de grammaire de rebbi Dawid Berda, qui eut une forte influence sur lui. En 1954, il entre à la yéshiva ‘Ḥévrat HaTalmoud’, où il est formé par rebbi Yiṣḥaq Bouḥnik et rebbi Yossef Soussou Cohen, tout en progressant principalement sous l’influence de son père. À l’âge de 17 ans il commence à enseigner dans la yéshiva Ḥabad-Loubavitch ‘Ohel Yossef Yiṣḥaq’ sous la direction de rav Nissan Pinson. En 1965, Il épouse Esther Louiza Boukhris – descendante de rebbi Ṣiyon Boukhris – avec laquelle il a deux fils et quatre filles. Après l’assassinat de son père en 1971, il monte en Israël accompagné de ses frères, rebbi Ṣémaḥ et rebbi Raḥamim. Ensemble, ils établissent la Yéshiva « Kissé Raḥamim Séfaradite » à Bné Brak. Véritable génie en Thora, et au-delà de ses vastes connaissances dans le domaine de la loi juive, de la Bible et du Talmud, il rédige également des travaux sur des sujets variés tels que la grammaire, l’astronomie, les mathématiques, l’histoire ainsi que la poésie liturgique. Il décède le 21 Nissan 5785, laissant derrière lui une centaine d’ouvrages et des milliers d’élèves.

3. Le retour de notre rabbin, Rav Yossef OBADIA
Nous avons le plaisir de recevoir de nouveau Rav Yossef OBADIA, accompagné de son épouse, pour une durée de deux mois. Venu d’Israël, ancien élève de la Yeshiva Kissé Rahamim, Rav OBADIA avait marqué toute notre communauté en septembre/octobre 2025 par son érudition, sa sagesse et sa douceur.
Il nous avait aidé à démarrer nos activités, créé le keuteb où il avait un contact particulier avec les enfants qui aimaient venir à l’office s’asseoir à ses côtés, et nous sommes impatients de partager avec vous le programme d’enseignement qu’il est en train de préparer pour œuvrer au développement de notre communauté.
Il vous attend avec impatience pour son premier chabbat, dès vendredi soir.

4. Chabbat Chemot : haftarah spéciale rite tunisien
À deux occasions (CHEMOT & BO), les juifs de Tunisie lisent le chabbat une haftarah différente de celle lue par les autres juifs. Ils sont suivis en cela par quelques autres communautés, notamment par les juifs du Yémen et du Constantinois.
HAFTARAH CHEMOT rite tunisien : ְ
וַיְהִי דְבַר-יְהוָה, אֵלַי לֵאמֹר. ב בֶּן-אָדָם, הוֹדַע אֶת-יְרוּשָׁלִַם אֶת-תּוֹעֲבֹתֶיהָ. ג וְאָמַרְתָּ כֹּה-אָמַר אֲדֹנָי יְהוִה, לִירוּשָׁלִַם, מְכֹרֹתַיִךְ וּמֹלְדֹתַיִךְ, מֵאֶרֶץ הַכְּנַעֲנִי; אָבִיךְ הָאֱמֹרִי, וְאִמֵּךְ חִתִּית. ד וּמוֹלְדוֹתַיִךְ, בְּיוֹם הוּלֶּדֶת אוֹתָךְ לֹא-כָרַּת שָׁרֵּךְ, וּבְמַיִם לֹא-רֻחַצְתְּ, לְמִשְׁעִי; וְהָמְלֵחַ לֹא הֻמְלַחַתְּ, וְהָחְתֵּל לֹא חֻתָּלְתְּ. ה לֹא-חָסָה עָלַיִךְ עַיִן, לַעֲשׂוֹת לָךְ אַחַת מֵאֵלֶּה–לְחֻמְלָה עָלָיִךְ; וַתֻּשְׁלְכִי אֶל-פְּנֵי הַשָּׂדֶה, בְּגֹעַל נַפְשֵׁךְ, בְּיוֹם, הֻלֶּדֶת אֹתָךְ. ו וָאֶעֱבֹר עָלַיִךְ וָאֶרְאֵךְ, מִתְבּוֹסֶסֶת בְּדָמָיִךְ; וָאֹמַר לָךְ בְּדָמַיִךְ חֲיִי, וָאֹמַר לָךְ בְּדָמַיִךְ חֲיִי. ז רְבָבָה, כְּצֶמַח הַשָּׂדֶה נְתַתִּיךְ, וַתִּרְבִּי וַתִּגְדְּלִי, וַתָּבֹאִי בַּעֲדִי עֲדָיִים: שָׁדַיִם נָכֹנוּ וּשְׂעָרֵךְ צִמֵּחַ, וְאַתְּ עֵרֹם וְעֶרְיָה. ח וָאֶעֱבֹר עָלַיִךְ וָאֶרְאֵךְ, וְהִנֵּה עִתֵּךְ עֵת דֹּדִים, וָאֶפְרֹשׂ כְּנָפִי עָלַיִךְ, וָאֲכַסֶּה עֶרְוָתֵךְ; וָאֶשָּׁבַע לָךְ וָאָבוֹא בִבְרִית אֹתָךְ, נְאֻם אֲדֹנָי יְהוִה–וַתִּהְיִי-לִי. ט וָאֶרְחָצֵךְ בַּמַּיִם, וָאֶשְׁטֹף דָּמַיִךְ מֵעָלָיִךְ; וָאֲסֻכֵךְ, בַּשָּׁמֶן. י וָאַלְבִּישֵׁךְ רִקְמָה, וָאֶנְעֲלֵךְ תָּחַשׁ; וָאֶחְבְּשֵׁךְ בַּשֵּׁשׁ, וַאֲכַסֵּךְ מֶשִׁי. יא וָאֶעְדֵּךְ, עֶדִי; וָאֶתְּנָה צְמִידִים עַל-יָדַיִךְ, וְרָבִיד עַל-גְּרוֹנֵךְ. יב וָאֶתֵּן נֶזֶם, עַל-אַפֵּךְ, וַעֲגִילִים, עַל-אָזְנָיִךְ; וַעֲטֶרֶת תִּפְאֶרֶת, בְּרֹאשֵׁךְ. יג וַתַּעְדִּי זָהָב וָכֶסֶף, וּמַלְבּוּשֵׁךְ ששי (שֵׁשׁ) וָמֶשִׁי וְרִקְמָה, סֹלֶת וּדְבַשׁוָשֶׁמֶן, אכלתי (אָכָלְתְּ); וַתִּיפִי בִּמְאֹד מְאֹד, וַתִּצְלְחִי לִמְלוּכָה.
La parole de l’Eternel me fut adressée en ces termes: 2 « Fils de l’homme, fais connaître à Jérusalem ses abominations. 3 Tu diras: Ainsi parle le Seigneur Dieu à Jérusalem: [Le lieu de] ton extraction et ton pays natal, c’est la terre de Canaan; ton père était Amorréen et ta mère Héthéenne. 4 Quant à ta naissance, le jour où tu fus enfantée, ton nombril ne fut pas coupé, tu ne fus pas lavée dans l’eau pour être purifiée, tu ne fus pas saupoudrée de sel ni enveloppée de langes. 5 Nul oeil ne te prit en pitié pour te donner aucun de ces soins, par compassion pour toi; tu fus jetée au milieu des champs par suite de la répulsion que tu inspirais, le jour où tu naquis. 6 Mais je passai auprès de toi, je te vis t’agiter dans ton sang, et je te dis: « Vis dans ton sang! » 7 Je t’ai multipliée comme la végétation des champs, tu as augmenté, grandi, tu as revêtu la plus belle des parures, tes seins se sont affermis, ta chevelure a poussé, mais tu étais nue et dénudée. 8 Et je passai près de toi et vis que tu étais arrivée à l’âge des amours; j’étendis mon vêtement sur toi et couvris ta nudité; je m’engageai à toi par serment et fis alliance avec toi, dit le Seigneur Dieu, et tu fus à moi.
9 Je te lavai dans l’eau, je nettoyai le sang qui te recouvrait et je t’oignis d’huile. 10 Je te revêtis de broderies, je te mis des chaussures de tahach, je te ceignis de byssus et te couvris de soie. 11 Je t’ornai de parures, je te mis des bracelets aux mains, un collier au cou. 12 Je te mis un anneau au nez, des boucles aux oreilles et une couronne magnifique sur la tête. 13 Tu te paras d’or et d’argent; ton costume était de byssus, de soie et de broderie; tu te nourris de fine fleur de farine, de miel et d’huile; et tu fus belle, très belle, et digne de la royauté.
5. Dimanche matin : cours pour enfants dans notre « keuteb » à la tunisienne
OBJECTIF : apprentissage et transmission de la liturgie tunisienne
AU PROGRAMME :
🔹Apprentissage : 📖 de la lecture, ✏️ de l’écriture, 🤲 de la prière (chabbat & fêtes), 🎶des taamim de la Torah, 📝 des règles de grammaire (dikdouk), 📖 de la paracha, 📚 de la haftarah, 🫓 de l’air de la haggadah de Pessah, des tehilim,
🔹Cours d’instruction religieuse : ✡️ sens et pratique du chabbat et des fêtes, 🕍 histoire religieuse, 📏 dinim.
🔹Cours de chant🎼
👧🏻👦🏻 enfants de 5 à 13 ans, niveau débutant et confirmés
🥐 Distribution de croissants et pains au chocolat à la pause
Cours Dispensés par : Taël BOUKHRIS (lecture), Yossef MESSIKA (paracha)
📅 tous les dimanches ⌚️ de 10 h 00 à 12 h 00
🕍 CFJT, 📍32, bd Vital Bouhot – Neuilly sur Seine
💶 PAF* : 350 €/an CERFA) – Tarif dégressif pour plusieurs enfants
🔗 VENEZ DIRECTEMENT, ON ATTEND VOS ENFANTS
📧 contact@cfjt.fr
6. Lien de règlement en ligne de vos promesses de dons (CERFA téléchargeable)
Merci de votre générosité et merci de bien vouloir régler régulièrement vos promesses de dons qui sont notre unique source de revenus pour réaliser toutes nos actions dirigées vers la sauvegarde du Patrimoine et de la Culture des Juifs de Tunisie.
https://www.helloasso.com/associations/cfjt/formulaires/1
Nous vous souhaitons une bonne année civile 2026 et vous attendons nombreux pour vous présenter tous nos projets.
7. Privatisation de nos espaces pour vos évènements familiaux
Vous recherchez en plein cœur de Neuilly un lieu pour organiser une brith milah, une coupe de cheveux, une réception « after-Mairie« , une cérémonie de bar/bat mistvah suivie d’un petit-déjeuner, d’un buffet ou d’un repas, ou tout simplement un anniversaire ?
Envoyez nous un mail et nous vous recontacterons immédiatement 📧 contact@cfjt.fr
