- Horaires de chabbat
- Le Flash Paracha d’Aryé BELLITY
- Message d’Aryé BELLITY
- Lien de règlement en ligne de vos promesses de dons (CERFA téléchargeable)
- Privatisation de nos espaces pour vos évènements familiaux
- Faites partie des Bâtisseurs du CFJT
1. Horaires de chabbat

ATTENTION : on sort 2 sifrei torah, un pour la paracha de la semaine, et un pour le passage que l’on lit « Chabbat Para ».
2. Le Flash Paracha d’Aryé BELLITY
KI-TISSA – QUAND L’AMOUR DÉSARME LA RIGUEUR
🕯️ Lé’ilouy Nichmat mori vé-rabbi rebbi Meir Nissim ben Khamssana Mazouz zal & mor zékéni rebbi Shemouel ben Renée Bacca Allouche zal* 🕯️
וְעַתָּה אִם תִּשָּׂא חַטָּאתָם וְאִם אַיִן מְחֵנִי נָא מִסִּפְרְךָ אֲשֶׁר כָּתָבְתָּ. (שמות לב, לב)
« Et maintenant, si Tu pardonnes leur faute… sinon, efface-moi, je Te prie, de Ton livre que Tu as écrit. » (Exode 32, 32)
Nos Sages du Talmud _(Berakhot_ 19a) nous enseignent qu’il convient de faire preuve d’une extrême prudence et de « _ne pas ouvrir la bouche au Satan_ » — אַל תִּפְתַּח פֶּה לַשָּׂטָן. Autrement dit, il ne faut jamais prononcer de paroles négatives, même à la légère, car elles risqueraient d’ouvrir une brèche par laquelle l’ange accusateur pourrait s’introduire.
Ceci est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit des paroles d’un sage. En effet, nos maîtres affirment : « קִלְלַת חָכָם אֲפִילוּ בְחִנָּם הִיא בָאָה — _La malédiction d’un sage, même prononcée vainement, finit par se réaliser_ » _(Makot_ 11a). Les paroles d’un juste ont un poids particulier : elles portent en elles une force spirituelle capable d’édifier… ou, à l’inverse, d’éveiller la rigueur.
Dès lors, une question s’impose : comment comprendre que Moché, le plus grand des prophètes, ait pu prononcer des mots aussi radicaux — « _sinon, efface-moi, je T’en prie_ » ? Une telle déclaration ne semble-t-elle pas contredire l’enseignement de nos Sages ?
Une réponse lumineuse nous est transmise à partir de ce qu’enseigne *_rebbi_ Ḥaïm Dawid Valensi¹* _z”l_ : lorsqu’un homme se maudit lui-même, le Satan peut s’appuyer sur ses paroles pour l’accuser dans les sphères célestes. Cependant, il existe une exception à cette règle : lorsqu’un père ou une mère s’exprime ainsi pour le bien de ses enfants, l’accusateur n’a aucun pouvoir. Bien plus encore, s’il tente d’intervenir, cela n’éveille pas la rigueur céleste, mais au contraire la miséricorde divine. Car Dieu dira : « si un être humain est prêt à s’effacer pour sauver ses enfants, comment Moi, leur Père céleste, ne ferais-Je pas preuve d’une compassion infiniment plus grande ? » Ainsi, loin d’éveiller la rigueur, ces paroles suscitent la clémence.
À la lumière de cet enseignement, *_rebbi_ Chalom Chemouny²* _z”l_, dans son ouvrage _Guinzé Chalom_, explique l’attitude du fidèle berger d’Israël.
Moché n’est pas seulement le guide d’Israël : il en est le père spirituel. Lui-même l’exprime en ces termes : « _Est-ce moi qui ai conçu tout ce peuple ? Est-ce moi qui l’ai enfanté ?_ » (Nombres 11, 12).
Bien que formulée sous forme interrogative, la suite du verset montre que Dieu lui avait bel et bien confié ce rôle parental : « _Porte-le dans ton sein comme le nourricier porte le nourrisson._ »
Moché assume donc une mission parentale. Son lien avec Israël n’est pas seulement celui d’un chef avec son peuple, mais celui d’un père avec ses enfants.
Dès lors, ses paroles prennent un tout autre sens. Lorsqu’il dit : « efface-moi », il ne s’agit ni d’une malédiction ni d’un excès de langage. C’est l’expression ultime d’un amour inconditionnel, d’un dévouement total. Moché se place volontairement en première ligne, prêt à disparaître pour que son peuple survive.
Une telle déclaration ne crée aucune brèche dans les sphères célestes. Au contraire, elle devient une défense éclatante en faveur d’Israël. Elle transforme l’accusation en plaidoirie, la rigueur en miséricorde.
Ainsi, loin de contredire l’enseignement de nos Sages, l’attitude de Moché en révèle la profondeur : lorsque l’amour est absolu et que la responsabilité est assumée jusqu’au sacrifice de soi, la rigueur elle-même se laisse désarmer.
_Aryé Bellity_
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*¹ _Rebbi_ Ḥaïm Dawid Valensi* compte parmi les grandes figures de la communauté livournaise de Tunis au tournant du XIXe siècle. Sa famille, originaire de la ville de Valence, à l’est de l’Espagne, est attestée à Tunis dès le début du XVIIe siècle. À la suite du décès de *_rebbi_ Yiṣḥaq Elḥaïk* en 1802, il lui succède et assume la fonction de _Av Beth Din_ (président du tribunal rabbinique) de la communauté livournaise jusqu’à la fin de sa vie. Il siège au tribunal aux côtés de *_rebbi_ Yossef Enriquez* et de *_rebbi_ Avraham Lumbroso*, avec lesquels il dirige la vie religieuse et juridique de la communauté. En 1821, il cosigne avec *_rebbi_ Avraham Boccara* et *_rebbi_ Yossef Enriquez* un règlement relatif à une taxe imposée par les autorités, dont la répartition fut confiée aux juges selon leur appréciation. En 1826, conjointement avec *_rebbi_ Yiṣḥaq Lumbroso*, il approuve une décision établissant que l’identité des nécessiteux bénéficiant de l’aide communautaire ne serait connue que du trésorier désigné par la communauté, mesure témoignant d’une grande délicatesse à l’égard de la dignité des indigents. À son décès, survenu le 8 _Tevet_ 5587 (7 janvier 1827), la communauté livournaise accorde un soutien financier à sa veuve et à ses descendants en cas de besoin, attestant qu’il laissa une postérité. Dans son ouvrage _Imré Qadoch_, *_rebbi_ Yiṣḥaq Abrami* prononce un discours commémoratif à l’occasion des onze mois de sa disparition, le qualifiant de « guide de son peuple, grand de sa nation, pieux et humble ».
*² _Rebbi_ Chalom Chemouny* (1783–1864), né à Gafsa, est le fils de *_rebbi_ Eliyahou Chemouny*, rabbin de la ville, et de sa femme Sa‘ouda. Il reçoit d’abord l’enseignement de son père, puis poursuit ses études à Tunis auprès de *_rebbi_ Moché Chaloum*, où il se lie d’amitié avec d’autres étudiants tels que *_rebbi_ Yechou’a Bessis* et *_rebbi_ Avraham Cohen-Yiṣḥaqi*. À la suite du décès de son père, il lui succède comme rabbin, juge et guide spirituel de Gafsa, étendant son autorité sur les localités environnantes et l’ensemble de la région du Jérid. Parallèlement à cette fonction, il exerce également la médecine, muni d’une autorisation gouvernementale. Il soigne gratuitement les membres de la communauté juive, qu’ils soient pauvres ou aisés, et ne refuse pas davantage son assistance aux non-juifs, sans considération d’honneur ni de rétribution. Versé dans l’art des amulettes, il rédige celles-ci avec une grande sainteté ; ses écrits sont tenus pour de précieuses protections par ceux qui les portent. Il s’éteint à l’âge de quatre-vingt-un ans, le 7 _Adar_ 5624 (1864). Cinquante-deux ans après son décès, en 1916, *_rebbi_ Yiṣḥaq Ḥaï Bokhobza* fait paraître son ouvrage _Guinzé Chalom_, recueil de responsa devenu célèbre.
3. Message d’Aryé BELLITY
MEA CULPA : POUR L’HONNEUR DE NOS MAMANS*
« Et ne délaisse pas l’enseignement de ta mère – וְאַל תִּטּשׁ תּוֹרַת אִמֶּךָ » (Proverbes 1, 8)
Chers lecteurs,
Il y a quelques semaines, à l’occasion de la _Parachat Wayichlaḥ_, j’avais partagé avec vous un enseignement à propos de l’importance de ne pas « ouvrir la bouche au Satan ». Dans ce cadre, j’avais mentionné certaines expressions affectueuses employées par nos mères et nos grands-mères, telles que :
• ma n’îch ‘alik : « Que je ne te survive pas »
• irâni kappara ou mchi kappara : « Que je sois ton expiation »
J’avais alors souligné le risque potentiel que pourraient comporter de telles paroles, même lorsqu’elles sont prononcées avec un amour sincère.
Cependant, à la lumière des enseignements étudiés cette semaine, il apparaît que non seulement ces formules n’ouvrent pas la porte au malheur, mais qu’au contraire, lorsqu’elles sont dites par une mère pour le bien de son enfant, elles peuvent éveiller la miséricorde divine.
Je tiens donc à rétablir l’honneur de nos mamans, et à exprimer tout le respect dû à ces expressions chargées d’amour, enracinées dans la tendresse, le dévouement et l’abnégation propres au cœur maternel.
Si mes propos précédents ont pu paraître critiques ou réducteurs à leur égard, je vous prie de m’en excuser. Ils ne résultaient que de mes faibles connaissances et d’un jugement peut-être trop hâtif.
À ce propos, il est intéressant de signaler que dans son responsa _WaYachèv Yossef_ (tome I, _Yoré Dé’a_ chap. 33), *_rebbi_ Yossef Cohen* — descendant de *_rebbi_ Dawid (Didou) Cohen* _z”l_ de Djerba — consacre plusieurs pages à la question suivante : est-il problématique qu’une mère dise à son enfant « כַּפָּרָה עָלֶיךָ – _que je sois ton expiation_ » ?
Après avoir longuement débattu, apportant des avis permissifs (parmi lesquels celui de *_rebbi_ Ḥaïm Valensi* _z”l_ rapporté par *_rebbi_ Yiṣḥaq Ḥaï Bokhobza* _z”l_ dans son œuvre _Léḥem Léfi HaTaf)_ ainsi que des arguments plus réservés, il conclut qu’il est préférable, par mesure de précaution, d’ajouter : « כַּפָּרָה עָלֶיךָ אֻמּוֹת הָעוֹלָם – _que les nations du monde soient ton expiation_ », afin d’écarter toute éventuelle accusation.
De même, dans son responsa _Sha’ar Chim’on Eḥad_ (tome V, _Yoré Dé’a_ chap. 13), *_rebbi_ Chim’on Ḥirari* _z”l_ rapporte au nom de son maître *_rebbi_ Ḥaï Demri* _z”l_ qu’une telle expression prononcée par une mère envers son enfant ne constitue pas une faute — bien que ce dernier conserve une certaine réserve sur la question.
Plus récemment encore, l’ancien Grand Rabbin d’Israël, le *Rav Yiṣḥaq Yossef*, écrit dans son œuvre majeure _Yalkout Yossef_ _(Osar Dinim LaIcha Oulvat_, chap. 52 §12) :
> *_Certains disent qu’une mère ne devrait pas dire à propos de son fils : “Je suis une expiation pour toi”, car il y aurait à craindre en cela une “ouverture de bouche au Satan”. Mais d’autres ont pris la défense des femmes qui ont l’habitude de s’exprimer ainsi, estimant qu’il n’y a absolument aucune crainte à cela. Par conséquent, celui qui entend son épouse prononcer cette formule n’a pas besoin de l’en empêcher._* <
Il rapporte plusieurs des autorités que nous avons citées et qui justifient cette pratique, parmi lesquelles *_rebbi_ Chim’on Ḥirari*, *_rebbi_ Yishaq Ḥaï Bokhobza* et *_rebbi_ Chalom Chemouny*.
Je souhaite conclure en rappelant l’importance d’accorder du crédit et du sens à toute coutume — aussi simple puisse-t-elle paraître, même lorsqu’il ne s’agit que d’une expression populaire. Dans l’immense majorité des cas, ces traditions possèdent un fondement solide dans les enseignements de nos maîtres. Il nous incombe de les honorer, de chercher à en comprendre les racines et la profondeur, plutôt que de nous hâter à les critiquer ou à les invalider.
Parfois, la Torah de la mère précède même notre propre analyse — « וְאַל תִּטּשׁ תּוֹרַת אִמֶּךָ »
4. Lien de règlement en ligne de vos promesses de dons (CERFA téléchargeable)
Merci de votre générosité et merci de bien vouloir régler régulièrement vos promesses de dons qui sont notre unique source de revenus pour réaliser toutes nos actions dirigées vers la sauvegarde du Patrimoine et de la Culture des Juifs de Tunisie.
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5. Privatisation de nos espaces pour vos évènements familiaux



6. Faites partie des Bâtisseurs du CFJT




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