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  1. Horaires de chabbat
  2. Le Flash Paracha d’Aryé BELLITY
  3. Le programme de nos cours hebdomadaires avec le Rabbin Yossef OBADIA
  4. Dimanche matin : cours de talmud torah dans notre « keuteb » à la tunisienne
  5. Lien de règlement en ligne de vos promesses de dons (CERFA téléchargeable)
  6. Privatisation de nos espaces pour vos évènements familiaux
  7. Faites partie des Bâtisseurs du CFJT

1. Horaires de chabbat

2. Le Flash Paracha d’Aryé BELLITY

TÉROUMA – UN USUFRUIT NOMMÉ THORA

Lé’ilouy Nichmat mori vé-rabbi rebbi Meir Nissim ben Khamssana Mazouz zal & mor zékéni rebbi Shemouel ben Renée Bacca Allouche zal

דַּבֵּר אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וְיִקְחוּ לִי תְּרוּמָה מֵאֵת כָּל אִישׁ אֲשֶׁר יִדְּבֶנּוּ לִבּוֹ תִּקְחוּ אֶת תְּרוּמָתִי. (שמות כה, ב)

« Parle aux enfants d’Israël, et qu’ils prennent pour Moi une offrande ; de tout homme que son cœur portera à donner, vous prendrez Mon offrande. » (Exode 25, 2)

Nos Sages enseignent que Ya’aqov et Éssaw se partagèrent les mondes alors qu’ils se trouvaient encore dans le ventre de leur mère.

Ya’aqov dit à Éssaw : « Éssaw, mon frère, nous sommes deux frères issus d’un même père, et deux mondes se tiennent devant nous : ce monde-ci et le monde futur. Ce monde-ci comporte le fait de manger et de boire, les affaires et le commerce, le mariage et la procréation. Mais le monde futur n’est pas soumis à toutes ces matérialités. Si tu le souhaites, prends ce monde-ci, pour toi et moi je prendrai le monde futur. »

Éssaw accepta, et Ya’aqov hérita ainsi du monde futur. (Tana Devé Eliyahou Zouta, ch. 19)

Une difficulté évidente se pose alors : si ce monde appartient à Éssaw, comment pouvons-nous y manger, en jouir et en tirer profit ? Ne relèverait-il pas, en toute logique, de son domaine et non du nôtre ?

Cette question a suscité un grand intérêt dans la littérature rabbinique, et les maîtres tunisiens lui ont accordé une place importante dans leurs écrits.

La réponse la plus fréquemment utilisée, est proposée par rebbi Shemouel Primo z”l du XVIIe siècle et rapportée par Maran HaḤYDA z”l (Pené Dawid, Wayichlaḥ ; Roch Dawid, Téṣawé).

L’existence même du monde dépend de la Thora qui est l’alliance entre Dieu et les enfants d’Israël. Sans elle, le monde ne pourrait subsister, ainsi qu’il est écrit : « Si ce n’était Mon alliance, jour et nuit, les lois du ciel et de la terre, Je ne les aurais pas établies. » (Jérémie 33, 25)

Autrement dit, la pérennité de la création repose sur l’étude et l’accomplissement de la Thora (Pessaḥim 68b).

Plus encore, le Talmud enseigne que dans le verset : « וַיְהִי עֶרֶב וַיְהִי בֹקֶר יוֹם הַשִּׁשִּׁי – Le soir se fit, puis le matin, ce fut le sixième jour » (Genèse 1, 31), l’article défini « le » (הַ), absent lorsqu’il est question des autres jours, fait allusion au sixième jour du mois de Siwan, jour où la Thora fut donnée. Jusqu’à cette date, en effet, le monde était en suspens : si Israël acceptait la Thora, il subsisterait ; sinon, il retournerait au chaos primordial. Ainsi, en acceptant la Thora, Israël a assuré l’existence de l’univers (Chabbat 88a).

Dès lors, puisque c’est par le mérite de notre étude que le monde continue d’exister, nous avons le droit d’en jouir. Nos Sages illustrent cela par une règle talmudique (Baba Meṣia 24a) : si un portefeuille tombe en mer, il appartient désormais à celui qui l’a récupéré, puisqu’il était considéré comme définitivement perdu. De même, sans la Thora, le monde aurait été perdu ; il est sauvé par Israël, qui peut donc en jouir légitimement.

À la lumière de cette idée, rebbi Yiṣḥaq Elmaliḥ[1] z”l dans son œuvre Wayizr’a Yiṣḥaq, explique l’enseignement du Midrash suivant :

« Qu’ils prennent pour Moi une offrande – c’est ce qui est écrit (Proverbes 4, 2) : Car Je vous ai donné un bon enseignement, Ma Thora ne l’abandonnez pas ». (Chemot Rabba 33, 1)

Implicitement, le Midrash s’interroge : comment les enfants d’Israël peuvent-ils donner ce qui, en apparence, appartient à Éssaw ?

La réponse réside dans le verset des Proverbes : « Ma Thora, ne l’abandonnez pas. » Par le mérite de la Thora, le monde subsiste ; dès lors, ce qu’Israël offre, provient véritablement de ce qui lui revient.

Sur cette même base, rebbi Ḥouita Uzan[2] z”l, propose d’éclairer plusieurs rapprochements midrashiques.

Dans son œuvre Aḥwa WéChalom, ilsouligne d’abord la juxtaposition des versets : « Moché demeura sur la montagne quarante jours et quarante nuits »(Exode 24, 18),immédiatement suivi de: « Ils prendront pour Moi une offrande ».

Cette proximité n’est pas fortuite. Moché monte pour recevoir la Thora ; or c’est précisément par la Thora qu’Israël acquiert un droit d’usufruit sur la création. Ainsi, il n’y a plus lieu de s’étonner : bien que ce monde fût attribué à Éssaw, c’est par le mérite de la Torah qu’il subsiste et qu’Israël peut en disposer.

De même, le Midrash relie notre verset à un autre :

« Qu’ils prennent pour Moi une offrande – c’est ce qui est écrit (Psaumes 68, 19) : Tu es monté dans les hauteurs, tu as capturé une captivité ». (Chemot Rabba 33, 2)

La « captivité » désigne la Thora, que Moché alla chercher dans les sphères célestes. Par elle, Israël « capture » la vitalité du monde et peut, par son mérite, y prélever une offrande.

Enfin, le Midrash rattache de nouveau notre verset à autre :

« Qu’ils prennent pour Moi une offrande – c’est ce qui est écrit (Deutéronome 33, 4) : La Thora que Moché nous a ordonnée ». (Chemot Rabba 33, 7)

Là encore, le lien est clair : Grâce à la Thora délivrée par Moché, Israël acquiert une part légitime dans les biens matériels et ce qu’il offre provient par conséquent véritablement de ce qui lui revient de droit.

Tous ces enseignements nous conduisent à une idée fondamentale : en apparence, ce monde appartient à Éssaw ; en profondeur, il ne tient que par la Thora.

Sans l’acceptation de la Thora, la création serait vouée au chaos. Par l’étude et l’accomplissement des commandements, Israël maintient le monde en existence. Dès lors, jouir de ce monde n’est pas une usurpation : c’est la conséquence d’une responsabilité assumée.

Nous ne sommes pas les maîtres de ce monde, mais ses piliers.

Lorsque le juif mange, travaille et prospère, il ne fait que bénéficier d’un monde qu’il entretient spirituellement. De même, lorsqu’il en prélève une offrande, c’est en toute légitimité qu’il donne et consacre une part de ce qu’il a rendu viable.

Ainsi, respecter la Thora ne nous détache pas du monde — elle nous y donne droit.

Aryé Bellity


[1] Rebbi Yiṣḥaq Elmaliḥ (1894–1911) naît en 5654, probablement à Tunis. Son frère aîné, rebbi Yechoua Elmaliḥ, le précède de huit années. Leurs parents, Eliahou et Nina, l’envoient étudier auprès du célèbre rebbi Chelomo Dana, comme son frère avant lui. La yéshiva, installée dans les locaux de la synagogue ‘rebbi Mordékhaï Nedjar’, au 10 rue des Colonnes, est réputée pour l’étude approfondie du Talmud. Cette ancienne synagogue du quartier de la Ḥara, abandonnée depuis une trentaine d’années, est restaurée à l’initiative de rebbi Chelomo Dana et inaugurée le 16 juin 1903. Dans ses propres notes, rebbi Yiṣḥaq mentionne : « Nous avons commencé l’étude du traité Baba Méṣi’a le 27 Tichri 5670 (12 octobre 1909), à la yéshiva rebbi Mordékhaï Nedjar. » Son maître lui voue un profond attachement ; selon les mots de son frère, « il ne cesse de le chérir comme la prunelle de son œil droit ». Dans l’introduction de l’ouvrage Wayizr’a Yiṣḥaq, son frère dresse de lui un portrait empreint d’admiration : il le décrit comme un jeune sage d’une valeur rare, « comparable aux cèdres », accompli dans toutes les vertus, dont l’âme est éprise de la Thora et attachée au témoignage de Dieu. Il évoque un jeune homme élevé au-dessus du commun, destiné à faire vivre la parole de la Thora malgré la pauvreté et le dénuement qui l’accompagnent. Il souligne encore son labeur inlassable : « combien d’efforts a-t-il fournis, sans tranquillité ni repos, pas même un instant ». Il décède prématurément le jeudi 2 Adar 5671 (2 mars 1911), veille du Chabbat Terouma. Il n’a alors que dix-sept ans et n’est pas marié. Après sa disparition, son frère recueille ses écrits, les organise, les annote et les corrige, puis les publie à Tunis en 1932 sous le titre Wayizr’a YiṣḥaqYiṣḥaq sema »). Ce titre, choisi par rebbi Yiṣḥaq lui-même, semble préfigurer son destin : n’ayant pas eu de descendance, il ne laisse en héritage que ce qu’il sema par son étude. L’ouvrage, composé de vingt-sept pages, contient des commentaires sur plusieurs traités du Talmud, sur le Choulḥan ‘Aroukh et le RAMBAM, ainsi que quelques développements exégétiques sur la Bible. L’œuvre est rééditée en 2024 par les éditions ‘Ich Maṣliyaḥ’, en appendice du livre WaYedaber Dawid de rebbi Dawid Ktorza avec lequel rebbi Yiṣḥaq entretient des liens d’amitié.

[2] Rebbi Ḥouita Ḥaïm Uzan (1918–1995) naît à Djerba le 9 Ḥeshwan 5679. Ses parents, Moché (Bichi) et Ghzala, l’envoient étudier auprès de rebbi Ḥouita Ḥouri. Vers 1938, il quitte Djerba pour s’installer à Ben Gardane, dans le sud de la Tunisie, à une trentaine de kilomètres de la Libye. Il y vit du commerce et, après sa journée de travail, rejoint le cercle d’étude animé par les rabbins de la ville, rebbi Nissim Cohen et rebbi Makhlouf Yana, eux aussi récemment venus de Djerba. Il dispense régulièrement des cours et assiste rebbi Makhlouf Yana lors des prières des Jours Redoutables (Yamim Noraim). En 1942, il épouse sa nièce, Micha Diai, qui décède prématurément des suites d’une maladie, sans laisser d’enfants. En 1952, il se remarie avec Ḥbiba, fille de rebbi Khaddir Attoun. Après quatorze années d’attente, le couple donne naissance à leur fille unique, Ghzala. En 1948, il devient trésorier de l’association ‘Atéret Ṣiyon’, organisation sioniste fondée en 1929 par rebbi Khalfon Moché Cohen. En février 1957, à la suite de l’émigration de rebbi Makhlouf Yana en Israël, il devient rabbin de la ville de Ben Gardane. À ce poste, il forme de nombreux élèves. En 1980, il émigre en Israël et s’installe à Ofaqim, où se regroupent plusieurs familles originaires de Ben Gardane. Il devient le rabbin de la communauté locale et exerce également comme shoḥet. Les membres de la communauté construisent de leurs propres mains la synagogue ‘Or Thora’, inspirée de la Ghriba de Djerba, où il officie jusqu’à son décès. Il s’éteint le jeudi 5 Adar II 5755 (7 mars 1995) et est enterré au cimetière d’Ofaqim. Après sa disparition, plusieurs de ses cahiers manuscrits sont retrouvés et, à l’initiative de ses élèves, son œuvre Aḥwa WéChalom est publiée à Jérusalem en 2018.

3. Le programme de nos cours hebdomadaires avec le Rabbin Yossef OBADIA

Lundi soir : cours pour femmes – « la place de la femme juive dans son foyer« 

Mardi soir: cours pour hommes – « la Tefila (lois et éthique)« 

Mercredi soir : cours pour homme – « les lois du moment (fêtes juives et autres événements)« 

Jeudi soir : cours pour jeunes (bacheliers universitaires) – « les lois du Chabat »

4. Dimanche matin : cours de talmud torah dans notre « keuteb » à la tunisienne

5. Lien de règlement en ligne de vos promesses de dons (CERFA téléchargeable)

Merci de votre générosité et merci de bien vouloir régler régulièrement vos promesses de dons qui sont notre unique source de revenus pour réaliser toutes nos actions dirigées vers la sauvegarde du Patrimoine et de la Culture des Juifs de Tunisie.

https://www.helloasso.com/associations/cfjt/formulaires/1

Nous vous attendons nombreux pour vous présenter tous nos projets.

6. Privatisation de nos espaces pour vos évènements familiaux

7. Faites partie des Bâtisseurs du CFJT

https://www.helloasso.com/associations/cfjt/formulaires/3


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