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  1. Horaires de chabbat
  2. Le Flash Paracha d’Aryé BELLITY
  3. Le programme de nos cours hebdomadaires avec le Rabbin Yossef OBADIA
  4. Dimanche soir : Tou Bichvat avec le seder à télécharger
  5. Dimanche matin : cours de talmud torah dans notre « keuteb » à la tunisienne
  6. Lien de règlement en ligne de vos promesses de dons (CERFA téléchargeable)
  7. Privatisation de nos espaces pour vos évènements familiaux
  1. Horaires de chabbat

2. Le Flash Paracha d’Aryé BELLITY

BÉCHALAḤ – UN BOUCLIER DE SILENCE

Lé’ilouy Nichmat mori vé-rabbi rebbi Meir Nissim ben Khamssana Mazouz zal & mor zékéni rebbi Shemouel ben Renée Bacca Allouche zal

ה׳ יִלָּחֵם לָכֶם וְאַתֶּם תַּחֲרִשׁוּן. (שמות יד, יד)

« L’Éternel combattra pour vous, et vous, vous garderez le silence. » (Exode 14, 14)

Le silence est l’une des qualités fondamentales dans les valeurs du judaïsme. Préserver sa bouche du bavardage permet d’éviter de transgresser de nombreux interdits graves, tels que la médisance, le colportage, l’hypocrisie, la vulgarité ou encore la moquerie.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’homme a été créé avec deux yeux, deux oreilles, deux narines et deux mains, mais avec une seule bouche : sans doute pour lui apprendre qu’il faut davantage regarder et écouter que parler (Oreḥot ṢaddiqimSha’ar HaShetiqa).

Et si le silence est précieux en toute circonstance, il l’est infiniment plus à la synagogue.

Dans son œuvre Minḥat Cohen, rebbi Raamim Ḥaï Ḥwita Cohen[1] z”l, rapporte, au nom des maîtres de la morale, qu’une allusion à cette idée est présente dans le verset : « L’Éternel combattra pour vous, et vous, vous garderez le silence. ».

Ils enseignent que le Yéṣer Hara’ – l’ange du mal, accuse sans cesse les enfants d’Israël de leurs fautes. Dieu, dans Sa grande bonté, les défend et affirme que, malgré leurs manquements, même le plus simple des Juifs reste élevé. Mais l’ange accusateur revient avec un argument redoutable : dans les lieux de culte des nations, on respecte le silence, tandis que dans les synagogues et les maisons d’étude, on parle parfois (souvent) de futilités. Or face à cette évocation, la défense se tait.

Ainsi, le verset prend tout son sens : « L’Éternel combattra pour vous » – Il plaidera votre cause contre toutes les accusations, à une condition : « vous garderez le silence », c’est-à-dire que vous vous abstiendrez de paroles vaines dans les synagogues.

Sur cette base, rebbi Raḥamim Ḥaï Ḥwita éclaire un autre verset :

« מִי יִתֵּן הַחֲרֵשׁ תַּחֲרִישׁוּן וּתְהִי לָכֶם לְחָכְמָה – Si seulement vous gardiez le silence, ce serait pour vous une sagesse » (Job 13, 5).

Autrement dit, si seulement vous saviez vous taire – notamment dans les synagogues et les lieux saints – ce serait pour vous une véritable sagesse. Car par ce mérite, vous triompheriez de l’ange du mal, et Dieu pourrait alors combattre pour vous en répondant à toutes ses accusations.

Le silence devient alors une arme spirituelle, un bouclier invisible mais puissant. Conscient de cela, le mauvais penchant cherche à nous entraîner à parler, parfois même au nom de la convivialité ou de la paix sociale. Mais la synagogue n’est pas un lieu de sociabilité : elle est un sanctuaire.

Comme le disait un sage : « Si l’on parle dans la synagogue, où ira-t-on pour prier ? »

Certains multiplient les prières pour la protection d’Israël, alors qu’il suffirait parfois de diminuer les paroles vaines pour que Dieu prenne Lui-même notre défense.

Il est vrai que celui qui se tait peut se sentir seul, découragé, parfois même raillé. Pourtant, son silence est précieux aux yeux de Dieu, car la mesure du bien dépasse celle de la rigueur dans un rapport d’un pour cinq cents (Rachi, Exode 20, 5). Ainsi, par son silence, une seule personne peut protéger des centaines d’autres. Plus encore, son attitude inspire et ouvre la voie à ceux qui hésitent à faire ce qui est juste.

Et celui qui n’y parvient pas encore, qu’il veille au moins à ne pas entraîner les autres, et à respecter ceux qui se taisent. Car le respect accordé au silence finit toujours par faire taire le bruit.

En raison de la gravité de ce sujet (voir Zohar, Térouma), il incombe aux responsables communautaires de sensibiliser les fidèles et de mettre en place des moyens concrets pour préserver le recueillement pendant la prière.

À titre d’exemple, dans la synagogue « Vizhnitz-Tounis », située dans la vieille ville de Safed, il a été instauré qu’un fidèle dont le téléphone sonne durant la prière devra verser une contribution de 10 shekels à la synagogue. Cette mesure éducative permet de tirer une leçon concrète et d’éviter que l’oubli ne se reproduise. (Y. Atia : Yated HaMéir Tamouz 5769 n°88 p. 40)

Dans son ouvrage Téchouvot WéHanehagot (tome 1 ch. 157), le Gaon Rav Moshe Sternbuch chelita, à la tête de la ‘Edah Haḥarédit de Jérusalem, rapporte avoir entendu de la bouche de l’Admour de Gour, l’auteur du Imré Emet z”l, qu’après la Shoah, il affirmait que si le judaïsme séfarade du Maroc et de Tunisie avait été épargné des atrocités commises sur le judaïsme ashkénaze – bien que les nazis soient parvenus dans ces régions – c’est précisément parce qu’on y respectait le silence à la synagogue pendant la prière.

De même, le 29 Tichri 5771 (7 octobre 2010), lors de la mise en guéniza de onze rouleaux de la Thora brûlés pendant la fête de Souccot à la suite d’une panne électrique dans la synagogue Vizhnitz de Bnei Brak, le Rav Shmuel HaLévi Wosner z”l, l’un des plus grands décisionnaires de notre génération, déclara avoir entendu, il y a soixante-dix ans, de la bouche de grands maîtres de la Thora, que la Shoah n’avait pas frappé les séfarades parce qu’ils respectaient leurs synagogues.

Et de conclure par cette leçon : « Cette panne électrique n’est pas due au hasard. C’est un signe destiné à nous réveiller et à nous rappeler le respect dû à la synagogue. » Et il précisa que cela devait notamment s’exprimer par l’extinction du téléphone portable dès l’entrée dans la synagogue, afin de ne pas perturber la prière.

Aryé Bellity


[1] Rebbi Raḥamim Ḥaï Ḥwita Cohen (1901–1959), grande figure du judaïsme Djerbien, il est sans conteste l’un des rabbins tunisiens les plus influents du XXème siècle. Il est né le 22 Siwan 5661 à Djerba dans une noble famille de Cohanim. Du côté de son père – rebbi Ḥanina Cohen, il est descendant de rebbi Mordékhaï Cohen, ainsi que de rebbi Chaoul Cohen du côté de sa mère. Il est éduqué religieusement par son père, avant de devenir l’élève de rebbi Dawid (Didou) Cohen. Puis, à partir de 1916, il étudie auprès de rebbi Khalfon Moché Cohen. À dix-huit ans, lors d’un voyage à Tunis il obtient son diplôme de shoḥet (abatteur) que lui décernent les grands rabbins de la capitale : rebbi Avraham Bellaïche, rebbi Dawid Ktorza, rebbi Yéshou’a Elmaliaḥ, rebbi Israël Zeitoun et rebbi Moché Sitroug. En 1920, il se marie et devient greffier au tribunal de Djerba. L’année suivante, il commence à enseigner et devient quatre ans plus tard Roch Yéshiva (directeur d’académie talmudique), poste grâce auquel il forma d’éminents rabbins, tels que rebbi Khadir Ṣabban, rebbi Moussa Ḥaddad, rebbi Maṣliyaḥ Mazouz et rebbi Bouguid Saadoun. En 1932, il compte parmi les juges du tribunal rabbinique local. En 1954, il monte en Israel et s’installe dans le village de Bérekhya (près de Ashkelon) où il devient rabbin local. Il quitte ce monde le 10 Shevat 5719 et est inhumé au cimetière du Mont des Oliviers à Jérusalem. Après son décès, son influence se perpétue à travers des institutions fondées en son nom, telles que Kissé Raḥamim” (Bné Brak), Ḥokhmat Raḥamim” (Bérekhya) et “Thora WéRaḥamim” (Paris). Il est l’auteur de plus d’une dizaine d’ouvrages.

3. Le programme de nos cours hebdomadaires avec le Rabbin Yossef OBADIA

Lundi soir : cours pour femmes – « la place de la femme juive dans son foyer« 

Mardi soir: cours pour hommes – « la Tefila (lois et éthique)« 

Mercredi soir : cours pour homme – « les lois du moment (fêtes juives et autres événements)« 

Jeudi soir : cours pour jeunes (bacheliers universitaires) – « les lois du Chabat »

A chaque cours, une allusion à la Paracha avec Rachi selon la méthode de l’Iyoun Tounsi

Les cours du soir ont tous lieu à 20h, suivis de Arbit

4. Dimanche soir : Tou Bichvat

Dimanche soir et lundi, 15 du mois de chevat, nous célèbrerons la fête de *Tou Bichvat*.

Ce jour marque le début d’une « nouvelle année » pour les arbres. C’est en effet à cette époque de l’année que les arbres les plus précoces de la terre d’Israël émergent de leur sommeil hivernal et entament un nouveau cycle de floraison.

Nous marquons le jour de Tou Bichevat en consommant des fruits, en particulier ceux à travers lesquels la Torah fait l’éloge de l’abondance de la Terre Sainte : « les raisins, les figues, les grenades, les olives et les dattes*. En ce jour, nous nous rappelons que « l’homme est un arbre des champs » (Deutéronome 20, 19)

Vous trouverez joint au présent message le seder de tou bichvat par Monsieur Bakis, avec des explications detaillees sur le sens de cette fête. 

5. Dimanche matin : cours de talmud torah dans notre « keuteb » à la tunisienne

6. Lien de règlement en ligne de vos promesses de dons (CERFA téléchargeable)

Merci de votre générosité et merci de bien vouloir régler régulièrement vos promesses de dons qui sont notre unique source de revenus pour réaliser toutes nos actions dirigées vers la sauvegarde du Patrimoine et de la Culture des Juifs de Tunisie.

https://www.helloasso.com/associations/cfjt/formulaires/1

Nous vous souhaitons une bonne année civile 2026 et vous attendons nombreux pour vous présenter tous nos projets.

7. Privatisation de nos espaces pour vos évènements familiaux

PRIVATISATION DE NOS ESPACES


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