- HORAIRES DE CHABBAT : PARACHAT WAET’HANANE
- LE FLASH PARACHA D’ARYE BELLITY
- OUVERTURE LE 29 AOÛT 2025 PAR LE CFJT DE « LA MAISON DE LA CULTURE ET DU PATRIMOINE DES JUIFS DE TUNISIE«
- KIPPOUR : RESERVATION DES PLACES

2. LE FLASH PARACHA D’ARYE BELLITY
WAÉTḤANANE – UN PAPA MODÈLE
🕯️ Lé’ilouy Nichmat mori vé-rabbi rebbi Meir Nissim ben Khamssana Mazouz zal & mor zékéni rebbi Shemouel ben Renée Bacca Allouche zal 🕯️
וְשִׁנַּנְתָּם לְבָנֶיךָ וְדִבַּרְתָּ בָּם בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ. (דברים ו-ז)
« Tu les [– les propos de Thora] inculqueras à tes enfants et tu t’en entretiendras, dans ta maison, en chemin, en te couchant et en te levant. » (Deutéronome 6, 7)
A propos du devoir relatif à chaque père d’enseigner la Thora à son fils, le Gaon rebbi Yossef Ḥaïm z”l de Baghdâd, plus connu sous le nom de son œuvre, le Ben Ich Ḥaï, écrit dans son livre ’Od Yossef Ḥaï, les mots suivants :
« Il n’est possible pour un père de convaincre son fils d’étudier la Thora et faire preuve de la crainte de Dieu, uniquement si lui-même, consacre du temps à l’étude de la Thora, en dépit de ses occupations et ses préoccupations. Seul un père qui, de jour comme de nuit, fixe des moments d’étude, qu’ils soient longs ou courts etc. […] Ainsi, le père pourra s’adresser à son fils et lui dire : Mon fils ! Vois et observe-moi. Tellement de soucis me tracassent pour subvenir aux besoins de ma famille et néanmoins, je ne diminue pas mon étude. Je m’efforce de m’assoir et d’apprendre la Thora. Alors toi qui es libre d’occupations, car le devoir de nourrir une famille ne t’incombe pas, à plus forte raison dois-tu t’adonner à la Thora qui donne vie à ceux qui la pratiquent. »
Sur la base de cette idée, rebbi Sassi Cohen¹ z”l, propose, dans son ouvrage Midrasho Chel Shem Wa’Éver, une lecture originale du verset cité : « Tu les inculqueras à tes enfants » — lorsque toi-même, en tant que père, « tu t’en entretiendras dans ta maison ». Et même « en chemin », c’est-à-dire lorsque tu dois t’éloigner de chez toi pour le travail, quittant la maison tôt le matin pour ne revenir que tard le soir, malgré tout, tu devras fixer un moment d’étude — « en te couchant et en te levant ».
Ainsi, seul le reproche d’un père qui s’efforce de trouver le temps d’étudier, que ce soit avant ou après son travail, aura du poids et de la crédibilité aux yeux de son enfant. L’amour pour l’étude de la Thora ne peut se transmettre uniquement par des mots, des sermons ou des exhortations. Il s’enracine avant tout dans l’exemple vécu. Ce que l’enfant voit chez son père a bien plus d’impact que ce qu’il entendra de lui.
Certes, l’étude va de pair : elle se transmet de maître à élève et se développe grâce au dialogue, mais l’étude va surtout de “père” : elle naît de son engagement qui se grave dans l’âme de l’enfant.
Plus qu’un enseignant, un père est un modèle.
⁂
De temps à autre, rav Pinḥas Banon z”l rendait visite à rebbi Maṣliyaḥ Mazouz z”l dans sa maison à Tunis. Un jour, alors qu’il s’y trouvait, il surprit rebbi Maṣliyaḥ en train de réprimander ses fils. Avec un ton ferme, mais teinté d’ambition, il les pressait d’écrire davantage, de rédiger plus de commentaires et d’analyses de Thora. Se prenant lui-même pour modèle, il leur lança :
« Sachez, mes enfants, qu’à votre âge, j’avais déjà rédigé bien plus que vous. Redoublez d’efforts, investissez-vous avec zèle ! »
Ces paroles, bien que prononcées avec amour et avec la volonté de la transmission, semblèrent trop dures à rav Pinḥas qui tenta de défendre les enfants :
« À ton époque, à Djerba, le monde de la Thora était florissant. Les érudits étaient nombreux, on écrivait, on étudiait, on produisait des ouvrages. Aujourd’hui, la génération a décliné spirituellement. La Thora est trop souvent délaissée, et rares sont ceux qui s’y consacrent. Apprécie déjà que tes enfants étudient sérieusement, pendant que leurs camarades passent leur temps à flâner à la plage… C’est déjà énorme ! »
Puis, dans un ton plus complice, il ajouta :
« Et sache que j’ai observé tes fils : même en ton absence, ils étudient avec sérieux et assiduité. Pourquoi alors leur demander toujours plus ? »
Mais rebbi Maṣliyaḥ, craignant que les paroles de rav Pinḥas n’adoucissent l’exigence qu’il imposait à ses fils, retorqua immédiatement :
« Bien au contraire ! Ce n’est pas la jeunesse oisive des rues qui doit leur servir de modèle, mais leur propre père ! Je suis leur exemple, et j’attends d’eux qu’ils aspirent à un niveau au moins égal au mien. »
Il poursuivit :
« Tiens, aujourd’hui même, malgré la chaleur étouffante, j’ai redoublé d’efforts et j’ai écrit une longue réponse halakhique. »
Puis, se tournant vers ses enfants avec un regard de défi :
« Peut-être pensez-vous qu’il est plus difficile d’écrire sur le Talmud que sur la Halakha ? Très bien. Je laisse de côté ce que j’étais en train de rédiger, et je me penche sur votre sujet : “zé wézé gorem” (traité Pessaḥim 26b). Voyons maintenant, qui de nous produira le commentaire le plus riche… »
Aussitôt dit, aussitôt fait. Dès le lendemain, rebbi Maṣliyaḥ rédigea un commentaire d’une grande profondeur, s’étendant sur près de trois pages in-folio. Ce texte, que l’on retrouve à la fin de son livre Ich Maṣliyaḥ (vol. 1 partie 2, page 287), puis dans son livre Maṣmiyaḥ Yeshou’a, est daté du 18 Menaḥem Av 5718 (1958). Il s’agit d’une véritable dissection analytique du sujet, écrit avec une grande précision.
Il ouvre son commentaire par l’expression « Niḥzé Anân » (« Examinons nous-mêmes »), avant de dérouler méthodiquement toutes les approches possibles — appelées ṣedadim — sur la question. Puis, il approfondit chacune d’entre elles, citant entre autres le Maharsha et d’autres maîtres. Le style, la logique et la rigueur de l’analyse rappellent la célèbre dissertation de rebbi Yossef Karo z”l (Shout Beit Yossef – Chitate Quidouchine), dans laquelle il recense 567 interprétations possibles, pour mieux les déconstruire et en extraire une vérité limpide.
Aryé Bellity
¹ Rebbi Sassi Cohen (1906-1971) fils de rebbi Ḥouati et de Traki, est né à Ḥara Sghira – le petit quartier juif de Djerba. Il est descendant du célèbre rebbi Sassi Ma’atouq Cohen-Yéhonatan, chef du tribunal rabbinique de Djerba. Dans sa jeunesse, il étudie auprès de rebbi Makhlouf ‘Idan, de rebbi Ḥaim Ḥouri et de rebbi Raḥamim Ḥaï Ḥwita Cohen. Plus tard, il enseigne dans son quartier natal et s’investit corps et âme pour ses élèves. En 1955, il s’installe en Israël, d’abord à Tibériade, puis à Safed, où il étudie pendant 14 ans dans la grotte de ‘Shem Wa’évér’, malgré des conditions très difficiles. Sa vie fut entièrement consacrée à l’étude et à la diffusion de la Thora. Il s’éteint subitement le 17 Eloul 5731 (07.09.1971) à l’âge de 65 ans. Son décès fut ressenti comme une perte spirituelle majeure, marqué par un léger tremblement de terre le jour de ses funérailles. Il est l’auteur des livres Parokhete HaMassakh (2 vol.) et Midrasho Chel Shem Wa’Éver, ainsi que d’autres œuvres qui n’ont pas encore été éditées.

3. OUVERTURE LE 29 AOÛT 2025 PAR LE CFJT DE « LA MAISON DE LA CULTURE ET DU PATRIMOINE DES JUIFS DE TUNISIE«

Nous l’avons attendu près de deux ans et demi ! Nous sommes heureux de vous annoncer la prochaine ouverture par le CFJT de la « Maison du Patrimoine et de la Culture des Juifs de Tunisie » au 32 bd Vital Bouhot à Neuilly-sur-Seine, dans un hôtel particulier situé sur l’Ile de la Jatte au bout du bd Bineau.
Cet espace polyvalent permettra d’acceuillir à terme « la bibliothèque du judaïsme tunisien » renfermant les écrits de nos Maîtres, un Beth Hamidrach développant l’étude selon la méthode de l’Iyoun Tounsi, un talmud-torah et un keuteb et l’Oratoire « Rebbi Nathan Borgel za’l ».
Mais ce sera aussi un centre culturel où seront organisées des expositions, ainsi que des cours et conférences consacrées à l’histoire des juifs de Tunisie, un lieu de rencontres et de réception pour vos évènements familiaux.
Tout ceci se fera en plusieurs phases, des travaux devant se faire au fur et à mesure. Nous avons besoin de vous pour faire vivre ce lieu unique.
Lieu insulaire, à l’image de Djerba, il est aussi à la frontière de Neuilly-sur-Seine, Levallois et Courbevoie, un véritable carrefour comme l’était Tunis. Ce n’est donc pas un hasard, mais un clien d’oeil à l’histoire si nous faisons notre ce lieu.
A très bientôt !!
4. KIPPOUR : RESERVATION DES PLACES

Pensez à réserver vos places pour les prochaines fêtes de Kippour.
Nous organisons 3 offices, permettant à chacun, où que vous habitiez, de retrouver l’authenticité de nos offices de rite tunisien
- l’un à Neuilly, centre ville (face à la place du Marché) au 73 av. Charles de Gaulle (NEUILLY)
- l’autre à la frontière de Neuilly et Levallois, au 9 rue Aristide Briand (LEVALLOIS)
- et le dernier, dans notre local, au carrefour de Neuilly, Levallois et Courbevoie
assurés par nos hazanim de talent
Nous comptons sur votre présence afin de nous permettre de développer nos activités